PubGazetteHaiti202005

Le conseil de sécurité de l'ONU exhorte le gouvernement haïtien à poursuivre les auteurs des violations des droits humains en Haïti 

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La présidente du conseil de sécurité de l'ONU, Linda Thomas-Greenfield, dans une déclaration faite le 24 mars 2021, affirme qu'elle est préoccupée par les crises prolongées que traverse Haïti sur les plans politique, constitutionnel et humanitaire et sur celui de la sécurité. Elle exige, à l'occasion, que le gouvernement haïtien mette fin à l'impunité des auteurs de violations des droits humains en Haïti.

"Il faut d'urgence que les auteurs de violations des droits humains et d'atteintes à ces droits répondent de leurs actes et (le conseil) demande au gouvernement haïtien de prendre immédiatement des mesures pour mettre fin à leur impunité, en particulier en ce qui concerne les affaires emblématiques dont il est question dans le plus récent rapport du secrétaire général, dont celle de Grand-Ravine (2017),  la Saline (2018) et Bel-air (2019), ainsi que l'assassinat du bâtonnier de l'ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Dorval (2020)", déclare la présidente Linda Thomas-Greenfield.

Madame Linda Thomas-Greenfield affirme que le conseil prend note des violations des droits humains internationaux, notamment des cas présumés d'emploi de la force létale contre des manifestants, ainsi que des arrestations et détentions arbitraires qui auraient cours dans le pays. 

Fort de constat, la présidente Linda Thomas-Greenfield demande, sans réserve, au gouvernement haïtien de respecter la liberté d'expression et la liberté d'association, et à l'inspecteur général de la police nationale d'Haïti de mener une enquête approfondie sur les faits signalés.

Dans cette déclaration, le conseil se montre très touché par le climat d'insécurité qui gangrène la vie du peuple haïtien, confie la présidente. Le conseil affirme, en ce sens, que les autorités haïtiennes doivent opposer d'urgence une réponse coordonnée pour montrer qu'elles sont déterminées à remédier à la détérioration des conditions de sécurité dans le pays, "notamment aux activités illicites des bandes armées et à l'augmentation des enlèvements, des homicides et de viols".

En dernier ressort, la présidente Linda Thomas-Greenfield fait savoir qu'il revient au gouvernement haïtien au premier chef de s’attaquer aux facteurs d'instabilité sous-jacents (dans le pays). Toutefois, le conseil encourage la poursuite de la collaboration entre "le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti et l'équipe de pays des Nations Unies en Haïti en vue d'aider le gouvernement haïtien à assumer (sa) responsabilité de garantir la stabilité".

En dépit de toutes ces préoccupations concernant l'insécurité qui ne cesse de prendre de terrain dans le pays, le conseil reste mordicus sur sa position favorable à la réalisation des élections en Haïti, en 2021. Le conseil rappelle que la volonté démocratique du peuple haïtien doit être respecté et (du coup) souligne que des questions essentielles de sécurité, de transparence, et de logique doivent être réglées dans la perspective des processus électoraux à venir.

 

 

 

Par Juhakenson Blaise

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