Suite à l'avis de recherche lancé contre les membres du syndicat de la SPNH-17 dont le coordonnateur Jean Elder Lundi, le Syndicat de la Police Nationale d’Haïti SPNH-17 lors d’une conférence de presse ce mardi 23 mars a dénoncé le mauvais comportement affiché par le haut état-major de la police nationale vis-à-vis du corps syndical. Au cours de cette conférence, le porte-parole du SPNH-17 Dommond Censy a réaffirmé l’engagement du corps syndical à continuer à défendre les intérêts des policiers au sein de l'institution policière.
La conférence de presse du corps syndical de la police nationale d’Haïti SPNH-17 n'a pas lieu dans les locaux habituels en raison d'une foule immense de journalistes qui assuraient la couverture de cet événement.
C’est le porte-parole qui a donné le coup d'envoi sur la place qui se trouve à côté des anciens locaux de l’Institut Français en Haïti sur la route de Bois Verna.
Le porte-parole a parlé de la répression du haut commandement sur les membres du corps syndical en vue de faire échec au sit- in qui était fixé pour aujourd’hui 23 mars. Selon le porte-parole, « Le chef de l’état-major cherche à déstabiliser le SPNH-17 en accusant les membres du corps de toutes sortes de chefs d’accusation afin de piétiner leur droit »
« Nous sommes divisés depuis l’académie policière. On nous a appris à l’académie que le problème de l'un n’est pas celui de l’autre », relate le porte-parole
Le porte-parole appelle à l’unité au sein du corps pour échapper à la mort à l'instar des policiers tombés à village de Dieu « c’est le moment de serrer les coudes entre nous, c’est le moment de nous unir sinon nous allons trépasser comme les autres policiers qui étaient engagés dans l’opération à village de Dieu », martèle le porte-parole
Le porte-parole en a profité pour rappeler que la structure du SPNH-17 jouit de plein droit de sa reconnaissance légale soulignant que le SPNH-17 n’est pas affiliée au groupe Fantom 509.
Il a par ailleurs insisté sur la récupération des cadavres des policiers tombés à village de Dieu. « Nous sommes déterminés à récupérer les cadavres de nos frères d’armes. Et toutes les personnes qui ont à voir de près ou de loin à l’échec de l’opération à village de Dieu doivent répondre aux questions de la justice », déclare-t-il.
Me Jean Fritz Magny, avocat du SPNH-17 arrêté par la police hier lundi au moment de remettre une lettre de notification relative au Sit-in, pour enchaîner aux propos du porte-parole, déclare que le mouvement désormais n’est plus pour le SPNH-17. « Ce n’est pas un combat politique mais un combat pour le pays », dit-il. Et d’ajouter: « Il faut retirer la police de la politique ».
Me André Michel, le porte-parole du secteur démocratique populaire qui vient en soutien au mouvement du corps syndical a déclaré: « Le SPNH-17 n’est pas une organisation criminelle », soulignant que les gens qui administrent cette structure sont des policiers et des citoyens honnêtes. Il dit être là aujourd’hui pour dénoncer les campagnes lancées pour déstabiliser le SPNH-17.
Il a toutefois pointé du doigt au DG de la PNH qu'il dit contribuer à l’effondrement de la police. Selon lui, Léon Charles serait à l’origine du moment sombre que connaît la PNH actuellement.
Le porte-parole du secteur démocratique et populaire annonce qu’il attaquera en justice les avis de recherche qu’il dit ont été émis en dehors de la loi.
La conférence du SPNH-17 a terminé par un sit-in. Les militants présents sur les lieux ont lancé des pierres sur la route et ont érigé des pneus enflammés sur la chaussée. Ils ont lancé des propos hostiles à l’endroit des États-Unis en criant : « Vive la Russie! » Ils ont aussi réitéré leur engagement de faire partir Jovenel Moîse l'accusant de s'accrocher au pouvoir alors que son mandat a pris fin depuis le 7 février 2021.
Par Fenel Pélissier
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