La Direction politique de l'opposition democratique (DIRPOD) s'est adressée à la Direction centrale de la Police judiciaire dans une lettre ouverte dans laquelle, la DIRPOD évoque la nonchalance de la police judiciaire par rapport aux gangs et l'inexécution de la mission, tout en protégeant les bandits.
La Direction centrale de la Police judiciare est indexée par l’opposition dans ce qui se passe dans le pays en matière d'insécurité. La DIRPOD, par la voie de l'ex-sénatrice Edmonde Suplice Beauzile, a fait la lecture de tout un ensemble de manquements de la DCPJ. Les derniers faits ayant défrayé la chronique ont été évoqués par la Direction politique de l’opposition démocratique pour justifier la nonchalance de cette entité de la PNH.
Dans cette lettre ouverte, la DIRPOD fait état des familles haïtiennes brutalisées, décapitalisées, endeuillées, traumatisées, de toutes les femmes violées, de tous les enfants privés de leurs parents froidement exécutés, de la diapora dépouillée de leur avoir. Et le kidnapping qui explose dans le paysage haïtien.
« Il y a un danger public execptionnel qui menace l'existence de la nation haïtienne. Les assassins, les kidnappeurs, les bandits sont partout présents sur tout le territoire. Ils circulent à visière levée, tyrannisent les Haïtiens et font la loi », a noté l'ex parlementaire avant de prévenir que la DIRPOD, dès qu'il sera techniquement possible, portera plainte par devant les tribunaux et cours nationaux et internationaux jusqu'à ce que les violateurs de droits soient jugés et punis conformément à la loi.
Face à l'inexécution de la mission de la DCPJ, l'ancienne candidate à la présidence se demande si ladite institution de la police judiciaire se sent-elle concernée par le massacre perpétré à La Saline en date du 13 novembre 2018, par le massacre perpépré au Bel air du 4 au 8 novembre 2019, par la formation de G9 an Fanmi e alye sur recommandations de la CNDDR?
« Votre direction n'agit pas », fait remarquer Mme Beauzile, fustigeant la manifestation du G9 en Fanmi e alye hautement sécurisée par la police. La DIRPOD en profite pour dénoncer la Caisse d'Assistance sociale qui débloque des fonds permettant aux gangsters de défiler en toute quiétude.
Pour renforcer sa thèse d’indifférence dont fait preuve de la DCPJ, la DIRPOD a fait remarquer que des officiels américains ont eux-même procédé à l'arrestation de deux bandits armés proches de l'ancien président Jovenel en vue d'être interrogés par la justice américaine.
Mme Beauzile a tiré à boulets rouges sur la DCPJ qui, dit-elle, fait de son mieux pour protéger les bandits. Selon la DIRPOD, le refus manifeste de sévir contre les gangs est un déni des droits constitutionnels des Haïtiens, un déni des droits universels des droits de l'homme.
« L'institution policière n'assure pas la protection et le respect des libertés des personnes, des vies et des biens, ne prévient pas les infractions et ne recherche pas activement les auteurs pour les traduites devant les juridictions importantes », s'indigne par ailleurs la patronne de la Fusion des Socio-démocrates.
Par Michel Césaire
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