Plusieurs organisations de la vie nationale dont SDPN, Alyans Pèp, Baz Rezistans Angaje, POECH, Fanm Vanyan, Nou Dwe Viv, Les Gardiens de la Transition, Fanm Revolisyonè, HARVADE, G18, Nou Solid...ont prévu de se réunir jeudi 11 mars 2021 devant l’ambassade américaine en Haïti pour dire non aux nombreux supports accordés au « président illégal » Jovenel Moïse par la Maison Blanche.
« Demain le peuple va lever le défi. Nous allons à midi battre les ténèbres (Bat tenèb) devant l’ambassade américaine, toute la population haïtienne est invitée», a fait savoir Fernando Duclair membre du secteur démocratique lors d’une conférence de presse donnée par des organisations populaires au local du secteur Démocratique à Delmas 60.
Une initiative prise, selon ces responsables d’organisations, pour dénoncer l'ingérence du bureau ovale en Haïti et l’appui de l’international au pouvoir PHTK, dont les grands commis sont impliqués, selon eux, dans des trafics de drogues, des actes de kidnapping. « Les haïtiens sont victimes de toutes sortes de violences, on assiste à un silence complice de l’international. Madame Lalime et le peuple américain devraient savoir que nous sommes libres, nous n’accepterons aucune forme d’esclavage déguisée. Nous ferons tout pour faire respecter notre constitution », affirme Manoucheka Jules, coordinatrice de Fanm Vanyan.
Dans leur prise de position, les Etats-Unis , ainsi que d’autres acteurs de la communauté internationale, ont toujours soutenu jusqu’à présent la tenue d’élections cette année dans le pays.
Contrairement à l’international, les organisations populaires pensent qu’il ne peut y avoir ni de paix ni élections possibles avec Jovenel Moïse. « Au vu et au su de tous, la DCPJ devient une institution politique car au lieu d’interpeller les autorités concernées, ils persécutent les citoyens qui dénoncent les dérives du pouvoir. Les gangs agissent en toute quiétude », dénonce le secrétaire général de Platfòm Angaje pou chanje Ayiti qui entend aller dire aux américains que le peuple haïtien est fatigué de cette situation de corruption, de la misère et des enlèvements.
Questionnés sur les mesures sécuritaires imposées et les difficultés de manifester devant l’ambassade des USA en Haïti, les responsables affirment que « le peuple est souverain. « Nap rive kanmenm », disent-ils, en invitant la population à exprimer son désaccord « au gouvernement inconstitutionnel » de Jovenel Moïse.
Par Yveson Pascal
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