PubGazetteHaiti202005

Des avocats militants exigent la libération des prisonniers politiques arrêtés 07 février 2021

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Lors d'une conférence de presse au local du RNDDH, des avocats militants : Marc Antoine Maisonneuvre et Arnel Rémy ont réagi sur la situation des prisonniers politiques arrêtés le 7 févier 2021. Ils ont exigé leur libération.

La Police Nationale d’Haïti a procédé, le samedi 6 février 2021 dans la soirée, à l’arrestation de 18 personnes. C’est le Président Jovenel Moïse qui en avait fait l’annonce, dans la matinée, à l’aéroport Toussaint Louverture, à Port-au-Prince. Ces personnes sont accusées de « complot contre la sûreté de l’Etat », selon les précisions du Premier Ministre Joseph Jouthe.

Selon le chef du gouvernement, les personnes arrêtées avaient contacté des hauts gradés de la police au Palais national qui avaient pour mission «d’arrêter le président, de l’amener dans cette habitation à Petit bois (lieu de leur arrestation dans la capitale, NDLR) et faciliter l’installation d’un nouveau président provisoire qui aurait fait la transition», a détaillé le chef du gouvernement.

Parmi les personnes arrêtées, figuraient Yvickel Dieujuste Dabrézil, juge à la Cour de cassation, et plusieurs membres de sa famille et de son équipe de sécurité. Le juge Dabrézil était prétendument sur le point d’être désigné officiellement par l’opposition politique et des organisations de la société civile pour assumer la présidence du pays à titre provisoire. 

Plus tard, le juge a contesté cette version des choses dans un entretien accordé au journal Miami Herald. Cependant, la police a  affirmé avoir découvert le discours qu’il prévoyait de faire en prenant ses fonctions de président, ainsi que quatre fusils, trois revolvers et une machette, lors d’une perquisition à son domicile. 

Marc Antoine Maisonneuvre fait savoir qu'il condamne l'intrusion à 2 heures 30 dans la matinée du dirécteur général a.i de la PNH Léon Charles, du commissaire de police Dimitri Herard et Me Rockefeller Vincent, dans une résidence privée en vue de procéder à l'arrestation des gens qui dormaient, sous pretexte qu'ils complotaient contre Jovenel Moise. Il rappelle aux autorités étatiques que « sauf en cas de flagrant delit, aucune arrestation sur mandat, aucun perquisition ne peut avoir lieu entre six heures du soir et six heures du matin», explique l'avocat.

« Les prisonniers doivent être libérés. C’est une arrestation politique et illegale», commente l'avocat Arnel Rémy qui mentionne que l'USGPN est affectée seulement à: la securite du palais national, la sécurité des résidences privées des présidents et anciens présidents et l'escorte des convois présidentiels. 

Soulignons que cinq jours après les arrestations du 7 février dernier, le juge à la Cour de Cassation, Dieujuste Yvickel Dabresil, a bénéficié d’une ordonnance de libération émise par le juge d’instruction Yvelt Petit-Blanc à la suite d’une audition d’une vingtaine de minutes.

 

 

 

Par Gazette Haiti

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