L'assassinat du bâtonnier de l'ordre de Port-au-Prince Me Monferrier Dorval dans la zone résidentielle du président Jovenel Moïse à Pèlerin 5 semble être la goûte d’eau qui fait déborder le vase.
Depuis les déclarations se multiplient du côté du pouvoir. Le président Jovenel Moïse qui effectuait une visite dans la Vallée de l'Artibonite, monte le ton et dit entendre mobiliser les soldats des Forces armées d'Haïti aux trousses des bandits.
Dans son traditionnel dialogue communautaire dimanche, Jovenel Moïse présente l'insécurité comme le plus grand problème du pays à l'heure actuelle.
Même son de cloche pour le Premier ministre Joseph Jouthe, chef du CSPN. Pour lui, le phénomène de l'insécurité met à genou l'état de droit, la gourde par rapport au dollar, l'agriculture [...].
Le PM Jouthe pense que l'assassinat de Me Dorval, est un crime contre « l'intelligence, l'état de droit ». Il dit vouloir en finir cette fois-ci avec l’histoire :« l'enquête se poursuit ». « La police et la sécurité publique travaillent activement sur le dossier », annonce-t-il comme garantie.
Le chef du Conseil supérieur de la Police nationale dénonce ceux qui financent l'insécurité dans le pays. « L'insécurité dans le pays a son chef, ses parrains et marraines », déplore le Premier ministre Jouthe.
Au sujet des gangs, le ministre dit rester calme car la police sera à leurs trousses afin de les mettre hors d'état de nuir.
Selon le chef du gouvernement, il faut pacifier les zones afin que les candidats qui ne sont pas associés avec les gangs puissent faire campagne dans les prochaines élections.
De son côté, le ministre de la justice et de la sécurité publique jure de remonter jusqu'à l'auteur intellectuel de l'assassinat de Me Monferrier Dorval. « Tous ceux qui sont impliqués de près ou de loin seront écroués. Les auteurs intellectuels, quels qu’ils soient au palais national, à la résidence privée du Premier ministre seront traqués », s'engage le ministre Me Rockfeller Vincent.
Sur ce qui alimente l'insécurité dans le pays, le ministre de la justice identifie le Port de Saint-Marc comme une zone rouge, point central de l'embarcation des armes illégaux dans le pays dans des conteneurs.
Par César Michel
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