PubGazetteHaiti202005

« Coupez la main si vous m'avez financé », Jovenel Moise à ceux qui ont financé sa campagne électorale et qui veulent le contrôler, lors du lancement du réseau électrique 

Jovenel Moise, président de la république

Le président de la République n’en démord pas. Jovenel Moïse continue de croire en sa capacité d’électrifier tout le pays avant la fin de son mandat. Il en a réitéré la promesse, samedi lors du lancement du Projet de Renforcement des Réseaux Electriques du pays.

 

A un certain moment, tout le monde croyait que ce dossier a été mis en veilleuse au niveau du palais national. Le chef de l’Etat avait même présenté des excuses publiques à la population pour n’avoir pas pu donner l’électricité 24 heures sur 24 comme il l’avait promis à maintes reprises. Ce dossier a donc refait surface avec cette nouvelle déclaration du président Moise tenue samedi dernier en faisant référence à son projet d’électrification du territoire national. « Le bébé naîtra. Quitte à réaliser une césarienne. J’ai le bistouri en main. Je vais sauver et la mère et l’enfant ». Jovenel Moise met en garde tous ceux qui voudront s’opposer à ce projet, leur conseillant de se mettre à l’écart, car ils feront face à la justice. Selon lui, il faut cesser de diaboliser, d’assassiner ou d’exiler les présidents qui veulent améliorer la situation du peuple.


Jovenel Moise estime n’avoir pas manqué à sa promesse d’électrification 24 heures sur 24 du pays mais être plutôt victime de ceux qui s’opposent à la réalisation de ce projet ambitieux qui, selon lui, nuit aux intérêts de certains acteurs de la classe économique. Le locataire du palais national explique s’etre attiré les foudres de ses détracteurs lors des élections de 2015 pour avoir évoqué le dossier de l’énergie électrique. Ce qui explique, selon lui, qu’il a du faire 22 mois de campagne, soit la plus longue campagne électorale, fait-il remarquer, dans l’histoire politique du pays. « J’ai été élu président depuis octobre 2015. Je ne pouvais pas accéder au palais national parce que j’avais refusé certaines combines qui ne vont pas dans l’intérêt de la population».

« Même après mon élection et durant tout mon mandat, j’ai continué à subir les persécutions liées à ce dossier. Mes opposants ont utilisé tous les subterfuges jusque-là possibles notamment les séries de Peyi Lòk, le dossier du nouveau code pénal, la fin du mandat présidentiel et l'insécurité pour arriver à leur fin », s’est plaint le chef de l’Etat. Il fait remarquer à ses opposants qu’ils sont haïtiens et qu’il  est anormal qu’ils veulent s’opposer au développement du pays. Il en a profité pour souligner à l’attention de ceux qui ont financé sa campagne qu’il n’a aucune redevance envers eux. « Ils financent les candidats pour en faire par la suite des chefs de doublure. Si vous m’avez financé, aujourd’hui je vous demande de couper la main qui m’a donné l’argent. Parce que la politique qui doit être appliquée dans le pays doit être celle du peuple, celle des démunis ». Il indique également pour leur gouverne que son mandat prend fin le 7 février 2022.

 

Par Diego O. Charles

 

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