L'assassinat du Bâtonnier de l'Ordre des Avocats, Me Monferrier Dorval est un crime d'état, selon le directeur exécutif du RNDDH Pierre Espérance.
Il justifie sa thèse: D'abord, les assassins de Me Dorval n’auraient pas pu le faire aussi aisément s'ils n'avaient pas eu le contrôle de la sécurité de la zone habitée par le président de la république Jovenel Moise. Sinon, il serait très difficile pour le(s) criminel(s) de quitter la zone. En plus, le fait par le commissaire du gouvernement d'attendre quatre jours plus tard pour retourner sur les lieux d'un crime aussi spectaculaire est suspect. Ce faisant, est- ce qu'on voudrait en profiter pour brouiller certains pistes?, questionne le militant des droits humains.
Selon Pierre Esperance, le Commissaire du gouvernement devait se rendre le jour même avec la police scientifique pour faire des prélèvements sur les lieux du crime.
Autre question posée par le défenseur des droits de l'homme: pourquoi le commissaire n'a pas procédé immédiatement à l'arrestation des policiers auxquels il avait donné la charge de sécuriser la residence du Bâtonnier? Le fait de soumettre les agents en question à une enquête de l'inspection générale au lieu de les arrêter ipso facto est une autre preuve qu'il s'agit d'un crime d'état, a renchérit le défenseur des droits de l'homme.
Pierre Esperance se dit par ailleurs choqué d'entendre le commissaire du gouvenement sur des stations de radio entrain d'orienter l'enquête menée par la DCPJ. Tenant compte de tout cela, le RNDDH croit qu'il a raison de croire qu'il s'agit d'un crime d'état.
Il invite donc les avocats du Barreau qui ont annoncé qu'ils se constitueraient en partie civile à porter plainte contre le commissaire du gouvernement Gabriel Ducarmel pour son comportement jugé suspect.
Selon le premier ministre Joseph Jouthe joint au téléphone par notre rédaction, trois personnes ont été arrétées dont une en possession du téléphone portable du Bâtonnier.
Par Jose Emmanuel
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