L’ex-sénateur de l’Ouest, Steven Irvenson Benoit, salue l’initiative du RADI qui a réuni, vendredi dernier, plus de 300 partis politiques de l’opposition, des associations et organisations sociales, culturelles, religieuses et professionnelles pour signer une résolution commune pour exiger le départ du président Jovenel Moise le 7 février prochain. M. Benoit conseille au chef de l’Etat de quitter le pouvoir en vue d’éviter un drame semblable à celui survenu sous la présidence de Vilbrun Guillaume Sam.
Pour Steven Benoit, l’échec du chef de l’Etat est plus qu’évident. L’ex-sénateur de l’Ouest évoque notamment les différentes crises politique, sociale et économique qui ont marqué la présidence de Jovenel Moise sans compter le fait que le président de la République n’inspire pas confiance. Le représentant de Pétion-Ville à la 48ème législature recommande au chef de l’état de choisir une sortie honorable en remettant sa démission au plus vite afin d’éviter le pire dans les prochains jours. Parlant du pire, Steven Benoit a fait référence au sort qu’a eu l’ancien président Jean Simon Vilbrun Guillaume Sam, le 28 juillet 1915.
M. Benoit critique l’attitude de ses camarades politiques de l’opposition qui veulent à tout prix avoir le contrôle de la gouvernance de la transition. Ce qui constitue, selon lui, un handicap majeur au départ immédiat de Jovenel Moise. De plus, l’ancien candidat à la présidence prévient que le départ de M. Moise doit se faire de manière ordonnée afin d’éviter la reproduction des mêmes erreurs du passé évoquant particulièrement l’invasion de la transition de 2004 qui a occasionné l’arrivée de la MINUSTAH.
De ce fait, l’ex-vice président du Sénat de la République salue l’initiative des membres du RADI qui ont réuni, vendredi dernier, plus de 300 partis et organisations politiques ainsi que d’autres structures organisées de la société pour signer ce document exigeant le départ de Jovenel Moise le 7 février 2021. Steven Benoit dit espérer que le document final sera signé par des personnalités remarquables ainsi que des leaders emblématiques de l’opposition. Il cite notamment Jean Bertrand Aristide et Jean Charles Moise ainsi que l’ancien premier ministre de la transition de 2004, Gérard Latortue. Sinon, les initiateurs de ce mouvement n’auront d’autres choix que d’avancer sans ces personnes, estime l’initiateur de la loi sur le salaire minimum.
Par Diego O. Charles
Lezec15@gmail.com
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