PubGazetteHaiti202005

  Selon la note du BINUH, les  crimes commis par les gangs en Haiti sont passibles de tribunaux internationaux analyse le RNDDH 

Pierre Esperance, Resp RNDDH

Le directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humain, Pierre Esperance a salué le communiqué du Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) dans lequel celui-ci a exprimé sa préoccupation face à la recrudescence de la violence des gangs occasionnant des violations graves des droits humains mais le défenseur des droits humains émet toute fois, certaines réserves sur certains points de ce communiqué.

Dans une interview accordée au journal, Pierre Esperance dit saluer ce communiqué du BINUH qui reconnait finalement que les divers massacres orchestrés dans les quartiers populaires sont des crimes contre l'humanité.

«Ces violations pourraient constituer des crimes internationaux en vertu du droit relatif aux droits de l’Homme et constituent également des crimes relevant du droit pénal haïtien », peut-on lire dans la note de la représentante de l’ONU en Haïti, Hélène La Lime 

Pierre Esperance a aussi salué le fait que le BINUH exige l'arrestation de Jimmy Chérizier allias Barbacue, visé par un mandat émis en février 2019 pour son implication présumée dans les attaques de Grande Ravine, en Novembre 2017, mais également impliqué dans des autres incidents meurtriers, dont celui de La Saline en novembre 2018 et de Bel Air en novembre 2019 et plus récemment dans les incidents de Pont Rouge et Cité Soleil.

Par ailleurs, Pierre Esperance a émis certaines réserves concernant certains points de ce communiqué du BINUH. Pour lui, l'organisation des Nations Unies ne devrait pas demander au gouvernement de donner de moyens financiers et logistiques adéquats à la Commission Nationale de Désarmement, Démantèlement et Réinsertion (CNDDR) parce que selon lui, l'équipe qui dirige la CNDDR actuellement n'a pas la volonté réelle de faciliter le désarmement mais ils seraient des agents du pouvoir en place qui contribue au renforcement des gangs armés pour permettre au régime PHTK de rester au pouvoir.

Plus loin, Pierre Esperance a fait savoir que les Nations Unies sont au courants que c'est le pouvoir qui est à l'origine de la fédération des gangs appelé «G9 en fanmi et alliés», mais le BINUH n'a jamais dénoncé leurs alliés du pouvoir en place.

 

Par Kervens Adam PAUL

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