Après plus de trois ans de passivité face à la terreur des bandits, Jovenel Moise dit vouloir finalement traquer les groupes armés qui sèment le deuil au sein de la population
Lors du Conseil des Ministres de ce mercredi 5 Aout, le Président de la République a passé des instructions claires aux autorités concernées par la question à savoir le Premier Ministre, aux Ministres de l’Intérieur, de la Justice et de la Défense, ainsi qu’au Secrétaire d’Etat à la Sécurité publique, à la Police Nationale d'Haïti pour prendre les dispositions nécessaires, dans le cadre de la loi, pour rétablir la sécurité générale et la sécurité routière dans le pays, selon un communiqué du Ministère de la Culture et de la Communication.
« C'est fini le règne des bandits. C'est la loi qui doit régner », peut-on lire dans ce communiqué avant de poursuivre que « les bandits doivent être logés soit en prison, soit au cimetière. La paix n'est pas un discours. La paix n'est pas un débat théorique. La paix doit être une réalité concrète », a dit le titulaire du MCC exprimant la volonté de l’administration Moise de faire appliquer la loi à tout prix. La durée de vie de ces bandits doit être extrêmement courte, sauf s'ils décident de changer de métier, conseille-il aux groupes armés.
Le ministre Pradel Henriquez a souligné la détermination du Chef de l’Etat et du Gouvernement pour traquer les bandits sans exception et de leur faire savoir qu'ils n'auront aucune chance dans les jours à venir. « La peur doit changer de camp. Elle doit laisser le camp de la population pour se retrouver dans le camp des bandits », dit la note.
Des citoyens disent attendre les résultats dans les prochains jours, car ce n’est pas la première fois, selon eux, que le chef de l’Etat passe des instructions aux autorités concernées pour combattre l’insécurité et la grande criminalité qui ne cessent de semer le deuil dans les familles haïtiennes.
Il est reproché au Président Jovenel Moise d'avoir à maintes reprises promis d'en finir avec l'insécurité mais les bandits continuent d’opérer sous les yeux des autorités. Au Cap Haitien, lors d’une rencontre avec la presse, le Chef de l'état avait même considéré comme une opportunité pour le CNDDR, le fait par les gangs armés de se fédérer en G9 rejetant par la même occasion les accusations selon lesquelles ce regroupe de gangs serait à sa solde.
Les déclarations de Jovenel Moise concernant l'insécurité coïncident, faut-il le souligner, avec celles de l'Ambassade Américaine qui « appelle les autorités haitiennes à mettre fin aux actions des bandes armées qui violent les droits des personnes vulnérables dans les quartiers défavorisés de Cité Soleil, de La Saline, du Bel Air et de Village de Dieu ».
Peu avant cette sortie du gouvernement américain, le premier ministre Joseph Jouthe s'était plaint de l'inéficacité de la police nationale en dépit de l'achat des blindés. Il a admis au Nouvelliste que « les machines ne sauraient remplacer le professionnalisne, le savoir-faire et la volonté des agents de combatre l'insécurité en dépit des efforts du gouvernement ».
L’énergie, la gestion de la pandémie du coronavirus, le Budget 2020-2021, le Statut des Administrateurs Civils d’Etat et l'électricité sont, entre autres, dossiers qui ont été à l’ordre du jour à ce 56ème Conseil des Ministres.
Par Diego O. Charles
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