Le leader de Pitit Dessalines a démenti, ce mardi, les allégations selon lesquelles il jouerait le double jeu dans la lutte pour le renversement du président Jovenel Moïse. En effet, selon des informations, le leader de Pitit Dessalines serait un allié de Jovenel Moïse pour avoir, dit-on, empêché sa chute à maintes reprises. Selon les mauvaises langues, les deux hommes auraient un accord. Même le camp de Michel Martelly serait mécontent de cette prétendue alliance dont l'objectif serait de passer le pouvoir à Jean Charles Moïse au cas où Jovenel Moïse arriverait à organiser les élections. Faux! a répondu l'ex candidat à la présidence pointant du doigt des détracteurs à la base de ces accusations.
« Quand on veut éliminer un leader révolutionnaire, on procède de 3 manières: On cherche d'abord à le discréditer, on utilise ses proches pour le déstabiliser et si on n'y parvient pas, on tente de s'attaquer à lui physiquement, de l'assassiner », a déclaré Jean Charles Moïse.
À l'espace « Invité du Jour » sur Vision 2000, il explique avoir pris ses distances d'avec certaines initiatives de l'opposition contre le pouvoir, en raison du fait que certains de ses camarades prennent le malin plaisir de lancer des mouvements déjà voués à l'échec par manque de stratégie politique.
Questionné sur son comportement jugé douteux lors des derniers soulèvements contre Jovenel Moïse, il dit n'y avoir pas participé à cause de la main mise que cherchait à exercer un groupe de l'opposition sur la transition après le départ de Jovenel Moïse. « Comment soutenir une telle démarche quand le président choisi à la Cour de Cassation pour remplacer Jovenel Moïse a été décidé par un petit groupe qui ne voulait même pas en dévoiler le nom? », s'interroge le leader du parti politique Pitit Dessalines.
Jean Charles Moïse pointe du doigt les membres du Secteur Démocratique et de Fanmi Lavalas d'être les instigateurs des accusations dont il est l'objet. Il croit être victime de ces diffamations pour avoir notamment contrarié leur projet de prendre le pouvoir via une transition dont ils auraient eux-même le contrôle.
« Quelle a été la dernière fois que vous avez parlé à Jovenel Moïse? », lui a demandé Valéry Numa. Jean Charles Moïse, vraisemblablement surpris a hésité dans un premier temps et déclaré n'avoir pas entendu la question. Le journaliste a relancé la question et à l'ancien sénateur de répondre qu'il est hors de question pour lui de parler au président Jovenel Moïse. Sur l'insistance de Valéry Numa, le leader de Pitit Dessalines dit se rappeler l'avoir rencontré à l'occasion de la fête St Jacques à Plaine du Nord lors de la campagne électorale et ils se sont salués ce jour-là. C'était la dernière fois, a indiqué l’ancien maire de Milot.
Parallèlement, l'ex candidat à la présidence annonce pour le mois d'Août la reprise de la mobilisation contre le président Jovenel Moïse qui doit quitter le pouvoir, selon lui, le 7 février 2021. « Face à l'aggravation de la situation socio- économique, à la dépréciation sans limite de la devise nationale, qui engendre du coup une misère atroce, le peuple va se soulever », annonce-t-il. Il dit être en pourparlers avec plusieurs groupes et la mobilisation devra être relancée dans la deuxième ville du pays. « On va commencer avec des sit-in, des manifestations pour aboutir à un soulèvement général », promet-il.
Questionné sur son absence aux côtés des partis de l'opposition qui ont signé le dernier acte d'engagement face au pouvoir, le leader de Pitit Dessalines minimise cette démarche. « C'est du déjà vu », assène t-il.
« Est-ce que là encore vous ne donnez pas raison à ceux qui vous accusent de faire le jeu du pouvoir? », lui dit Valéry Numa.
« Je ne veux pas m'associer avec des gens qui vont m'abandonner en cours de route », a répondu l’ancien conseiller de René Préval qui appelle les jeunes à intégrer la bataille politique afin de mettre fin à cette gérontocratie politique.
Jean Charles Moïse assure que le mouvement qu'il compte lancer aura finalement raison de Jovenel Moïse et supporte l'idée qu'il soit remplacé par un juge de la Cour de Cassation.
Par Jose Emmanuel
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