Après l’incursion meurtrière de la coalition criminelle « Viv Ansanm » survenue le week-end dernier dans la commune de Kenscoff, plusieurs hauts responsables de l’appareil sécuritaire haïtien se sont réunis, ce mercredi 26 août 2026, autour de la réponse à apporter à la crise sécuritaire qui sévit dans le pays.
Sur instruction du Premier ministre, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP), Dr Patrick Pélissier, a présidé cette réunion stratégique de haut niveau en présence du directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Jonas Vladimir Paraison, du commandant de la Force de répression des gangs (FRG), accompagné de son représentant civil, ainsi que du ministre de la Défense, Mario Andresol, et du major-général Jonas Jean, des Forces armées d’Haïti (FAd’H).
L’information a été rendue publique dans une note publiée le même jour sur le compte Facebook du MJSP.
Cette rencontre intervient dans un contexte de vive préoccupation, notamment après l’attaque perpétrée à Kenscoff, qui a fait plusieurs dizaines de victimes. Les responsables sécuritaires ont notamment examiné les mesures à prendre pour favoriser le rétablissement de l’ordre public dans cette commune et renforcer la sécurité sur l’ensemble du territoire.
La coordination entre les différentes composantes de l’appareil sécuritaire figurait également au cœur des discussions.
L’objectif est d’améliorer la capacité de réaction des forces de sécurité face aux groupes armés et de mettre en place une réponse plus cohérente et plus efficace aux menaces qui pèsent sur la population.
Le retour durable à la sécurité constitue désormais l’un des principaux défis auxquels sont confrontées les autorités, alors que le pays se prépare à des échéances électorales prévues à la fin de l’année. La sécurisation des populations, des principaux axes routiers et des futurs centres de vote apparaît comme un préalable essentiel à la tenue d’un processus électoral crédible et dans un climat relativement apaisé.
A quelques mois de ces échéances, la capacité des forces de sécurité à reprendre le contrôle des zones affectées par la violence sera donc déterminante. Au-delà des annonces, cette réunion devra désormais se traduire par des actions concrètes sur le terrain, particulièrement à Kenscoff, où les populations attendent une réponse à la hauteur de la gravité de la situation.
Par Webertson DORVIL
- Log in to post comments


