PubGazetteHaiti202005

Haïti-Insécurité: funérailles du journaliste Jimmy Jean, tombé sous les balles de « Viv Ansanm »

@Patrice Noel

Les funérailles du journaliste Jimmy Jean, tué dans l’attaque contre l’hôpital général le 24 décembre 2024, ont été chantées, dans la matinée du jeudi 16 janvier 2025, en l'église Saint-Pierre de Pétion-Ville. 

Plusieurs membres de sa famille, ses amis et proches, des confrères et consœurs de la presse ainsi que des membres de la commission de suivi de l’incident du 24 décembre mise en place par le gouvernement se sont réunis en l’occasion pour lui rendre un dernier hommage 

Il a été tué lors d’une attaque meurtrière contre l'hôpital de l'université d'État d'Haïti le  mardi 24 décembre 2024, par des bandits lourdement armés tuant également un policier, un autre travailleur de la presse et blessant au moins sept journalistes. 

« Le journaliste s’était retrouvé au mauvais endroit et au mauvais moment » a déclaré, le père Serge Déralus, dans son homélie. Il estime  que les circonstances qui entourent l’assassinat du journaliste montrent à clair que la sécurité de la population n’est pas garantie dans le pays. 

Le secrétaire général de SOS journaliste Guyler C. Delva, membre de la commission de suivi de l’incident du 24 décembre, annonce pour la semaine prochaine le soutien des autorités de l’État aux parents des victimes. Il demande aux autorités de prendre les dispositions pour garantir la sécurité de la population haïtienne, particulièrement les travailleurs de la presse.

Présent aux obsèques également, le secrétaire général du collectif des medias en ligne, Robeste Dimanche s’oppose catégoriquement contre toute démarche de compensation en faveur des familles des victimes. « Il revient à l’État de dédommager les familles des victimes qui étaient présents dans la zone sous l’invitation du gouvernement actuel pour assurer la retransmission de la réouverture de l’HUEH fermée et contrôlée par des bandits armés depuis février 2024 », a-t-il indiqué.

Le journaliste de Radio Regard FM appelle les autorités à assumer les responsabilités afin de neutraliser les bandits armés qui sèment le deuil au sein de la population civile notamment.

« Ces actes ne resteront pas impunis », avaient réagi des autorités du pouvoir exécutif notamment le président du CPT, Lesly Voltaire et le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, quelques heures après pour condamner cette attaque criminelle. Ils avaient annoncé des dispositions idoines pour traquer les auteurs et co-auteurs afin de répondre de leurs forfaits. 

Près d’un mois après, alors que le ministre de la santé Duckenson Lorthé Bléma a été démis de ses fonctions, les bandits armés occupent toujours les environs de l’hôpital de l’université d’Haïti.

Les funérailles de l’autre confrère décédé Mackendy Natou auront lieu le dimanche 18 janvier à l’Eglise de Dieu de Boulard, à Delmas 32, a fait savoir le coordonnateur du Collectif des medias en ligne, Dieudonné St-Cyr, qui salue l’accompagnement des familles des victimes par les autorités de l’Etat.

Léon Kersivil

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