Le Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) a officiellement lancé, ce lundi 15 décembre 2025, à Pétion-Ville la version numérisée de la Carte d’identité professionnelle (CIP). Portée par les plus hauts dirigeants de l’État, cette réforme s’inscrit dans la volonté du gouvernement de moderniser l’administration publique, de renforcer la gouvernance et de sécuriser les données des professionnels à l’échelle nationale.
La cérémonie a réuni plusieurs hautes autorités de l’État, dont le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé, le ministre de l’Économie et des Finances Alfred Métellus Fils, le ministre du Commerce et de l’Industrie James Monazard et le directeur général du MCI Panel Paulémont, soulignant l’importance stratégique accordée à cette réforme par le gouvernement. À travers le lancement de la Carte d’identité professionnelle désormais digitalisée, le MCI ambitionne de moderniser ses outils de gestion et de contrôle, tout en répondant aux exigences d’une administration publique plus efficace. Cette nouvelle CIP doit permettre une identification plus fiable, plus rapide et mieux sécurisée des professionnels opérant dans les différents secteurs de l’économie, tout en s’inscrivant dans une dynamique plus large de transformation numérique de l’État, visant à renforcer la régulation publique et à mieux protéger les données professionnelles face aux risques de fraude et d’informel.
Lors de son intervention, le ministre du Commerce et de l’Industrie, James Monazard a insisté sur la portée stratégique de la réforme. Il a expliqué que la digitalisation de la Carte d’identité professionnelle (CIP) constitue une avancée majeure pour simplifier l’enregistrement des professionnels, réduire les lourdeurs administratives et améliorer la qualité des services du MCI à l’échelle nationale. Selon lui, moderniser l’administration exige des outils adaptés aux réalités actuelles. La carte numérisée permettra un accès plus rapide aux informations, une meilleure traçabilité des données et un contrôle plus efficace des activités professionnelles, tout en limitant les risques d’erreurs ou de manipulations.
Pour sa part, le directeur général du MCI, Panel Paulémont, a mis en avant l’aspect technique et opérationnel du projet, rappelant que la CIP digitalisée s’inscrit pleinement dans le programme interne de numérisation déjà en cours dans plusieurs directions et services du ministère. Les autorités ont également souligné l’impact économique attendu de cette réforme. En facilitant l’identification et l’enregistrement des professionnels, l’État entend favoriser la formalisation des activités économiques, renforcer la transparence et encourager une meilleure conformité aux normes en vigueur, contribuant ainsi à assainir le climat des affaires et à créer un environnement économique plus structuré et fiable.
Le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé a salué le lancement de la Carte d’identité professionnelle digitalisée, le présentant comme un signe fort de l’engagement du gouvernement en faveur d’une gouvernance moderne, transparente et efficace. Il a affirmé que la transformation numérique de l’administration publique constitue un chantier prioritaire, essentiel pour restaurer la confiance entre l’État, les citoyens et les acteurs économiques.
Dans un contexte de défis institutionnels et économiques majeurs, la digitalisation de la CIP offre une réponse concrète pour améliorer l’efficacité des services publics, rapprocher l’administration des usagers, simplifier les procédures et réduire les délais de traitement. Pour le MCI, cette réforme représente une première étape dans un processus plus vaste, visant à généraliser l’usage des outils numériques au sein de l’administration et à renforcer durablement la qualité et la performance des services publics.
Arnod Junior Pierre
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