PubGazetteHaiti202005

Réunion sur la Force de Supression des Gangs : un tournant décisif vers le rétablissement d'ordre et la sécurité, selon le gouvernement haïtien

Alix Didier Fils-Aimé, premier ministre

À l’issue d’une réunion stratégique tenue aux Nations Unies, le gouvernement haïtien affirme que la communauté internationale, conduite par les États-Unis et le Canada, resserre les rangs face à la crise sécuritaire. Pour les autorités, cette nouvelle dynamique représente une étape décisive sur la route du rétablissement de l’ordre, de la stabilité politique et du retour aux urnes.

Réunis ce mercredi 10 décembre 2025 à la Mission permanente du Canada auprès des Nations Unies, les membres du Groupe de soutien à la Force (GSF) pour Haïti ont affiché une volonté commune de renforcer leur appui au pays. Dans un communiqué transmis à la rédaction de Gazette Haïti News, le gouvernement haïtien s’est félicité de cet engagement renouvelé, soulignant le rôle moteur joué par les États-Unis et le Canada dans la coordination des efforts internationaux.

Présidée par le Canada et appuyée activement par Washington, la rencontre a rassemblé plusieurs pays partenaires autour d’un même constat : l’insécurité persistante constitue aujourd’hui la principale menace à la souveraineté haïtienne et à toute perspective de stabilisation durable. Aux yeux des participants, la mission du GSF demeure un levier essentiel pour rétablir l’autorité de l’État, sécuriser le territoire et créer un environnement politique viable.

Selon le communiqué, la réunion marque un tournant. Pour la première fois depuis des mois, des annonces concrètes ont été faites par plusieurs pays issus de différentes régions du monde. Contributions en personnel spécialisé, renforcement des capacités opérationnelles et appui financier accru : la mobilisation se veut à la fois large et structurée. Cette réponse collective, encouragée par la diplomatie américaine et canadienne, traduit l’urgence avec laquelle la crise haïtienne est désormais perçue sur la scène internationale.

Au cœur des discussions, un message clair s’est dégagé : la sécurité constitue le socle de toute transition politique crédible. Les partenaires internationaux ont insisté sur le lien direct entre le succès du GSF et la possibilité d’organiser des élections libres, inclusives et apaisées. Sans un minimum de contrôle territorial et sans la réduction de l’influence des groupes armés, aucun processus électoral durable ne pourra voir le jour. Pour les autorités haïtiennes, restaurer la sécurité, c’est rouvrir l’horizon démocratique.

Le gouvernement souligne également que cette dynamique repose sur une confiance renouvelée dans la feuille de route proposée par Port-au-Prince. La coordination étroite entre les États-Unis, le Canada et les autres partenaires est présentée comme un signal fort envoyé aux gangs armés, mais aussi à la population haïtienne, longtemps éprouvée par la violence et l’instabilité.

Conduite par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, la délégation haïtienne affirme être déterminée à traduire cet appui diplomatique en résultats concrets sur le terrain. Le Chef du gouvernement a salué une “solidarité internationale massive”, estimant que la coalition en formation partage désormais une vision commune : libérer le pays de l’emprise des gangs et créer les conditions d’une gouvernance légitime.

Dans cette perspective, les autorités rappellent que le déploiement du GSF ne saurait être isolé. Il devra s’inscrire aux côtés d’une Police nationale d’Haïti en cours de renforcement, afin d’assurer une réponse cohérente et durable aux défis sécuritaires. Pour le gouvernement, le temps n’est plus aux déclarations d’intention, mais à l’action concertée.

En toile de fond, une conviction s’impose : sans sécurité, il n’y aura ni élections crédibles ni développement durable. En misant sur une coopération internationale resserrée et sur un leadership partagé entre Washington et Ottawa, les autorités haïtiennes espèrent amorcer un véritable tournant. Un pari risqué, mais présenté comme nécessaire, dans un pays où l’espoir d’un retour à la normalité reste intimement lié au rétablissement de l’ordre et de la confiance.


 

 

 

Par Arnold Junior Pierre

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