Le parti politique En Avant est sorti de sa réserve pour exprimer sa vive inquiétude face aux tensions croissantes observées au sommet de l’Exécutif, à quelques jours seulement de la date butoir du 7 février 2026. Dans un communiqué de presse daté du 22 février, la formation politique appelle les protagonistes à faire primer l’intérêt national et à éviter toute escalade susceptible de compromettre les fragiles avancées enregistrées ces derniers temps.

En marge d’une cérémonie de collation de diplômes tenue à l’église Rendez-Vous Christ, ce samedi 24 janvier 2026, l’ancien président provisoire Jocelerme Privert s’est insurgé contre les discours annonçant un supposé vide institutionnel après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), prévue pour le 7 février prochain. Pour l’ancien chef de l’État, ces craintes relèvent d’une lecture erronée de la Constitution.

Dans une lettre adressée au président du Conseil présidentiel de transition, depuis le mercredi 21 janvier, le conseiller Smith Augustin rappelle qu’une décision, adoptée à la majorité qualifiée, avait été prise en vue de provoquer un changement de gouvernement. Cette décision répondait aux revendications des secteurs consultés par l’institution, condition essentielle, selon eux, à la conclusion d’une entente nationale.

La résolution visant à révoquer Alix Didier Fils-Aimé : Leslie Voltaire, chef de file du groupe des cinq conseillers-présidents, déclare que ce projet est mis en pause, le temps pour les acteurs de trouver une solution. Il l’a subtilement annoncé à l’issue de la conférence de presse tenue hier à la Villa d’Accueil.

À l’occasion de la graduation de la 1ère promotion du projet P4000, intégrée à la 35ᵉ promotion de la Police nationale d’Haïti (PNH) ce vendredi 23 janvier 2026, le chef du gouvernement a prononcé un discours à forte charge politique, dans lequel il promet de traquer non seulement les gangs armés, mais aussi leurs soutiens discrets, ces « bandits en cravate » qui prospèrent dans l’ombre de l’instabilité.

Sans jamais citer nommément le CPT ni ses conseillers les plus virulents à son encontre, le Premier ministre a livré ce qui ressemble à un tacle politique soigneusement calibré.

Un échange s’est tenu ce vendredi 23 janvier 2026 entre le Secrétaire d’État des États-Unis, Marco Rubio, et le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. L’information a été rendue publique à travers un communiqué officiel du Département d’État américain, attribué au porte-parole adjoint principal, Tommy Pigott.

Selon le communiqué, le chef de la diplomatie américaine a tenu à réaffirmer le soutien des États-Unis à la stabilité et à la sécurité d’Haïti. Marco Rubio a insisté sur l’importance du maintien d’Alix Didier Fils-Aimé à la tête du gouvernement.

Le Royaume-Uni s’est joint, ce vendredi 23 janvier 2026 au concert de voix internationales appelant à la prudence face aux tensions politiques en Haïti à la vieille du 7 février 2026. Dans une série de publications diffusées sur le compte officiel de l’ambassade britannique à Port-au-Prince, Londres a réaffirmé son soutien aux efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité du pays, tout en mettant en garde contre toute initiative politique jugée déstabilisatrice.

Dans un communiqué publié le jeudi 22 janvier 2026, l’Organisation des Etats Américains (OEA) a rappelé la fin du mandat du Conseil Présidentiel  de Transition (CPT), le 7 février prochain. Au moment où des membres du conseil ont signé une résolution pour limoger le premier ministre Alix Didier Fils Aimé, elle exhorte les autorités à prioriser "un esprit d’unité", en plaçant les intérêts et le bien être du peuple haïtien au cœur de tous les efforts ». 

À 16 jours du 7 février, date qui marque la fin officielle du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), la situation politique en Haïti s’envenime. Dans un tweet publié le jeudi 22 janvier 2026, le Bureau des affaires de l’hémisphère occidental du Département d’État américain a dénoncé certains responsables politiques haïtiens, qu’il assimile à « des criminels au même titre que les gangs » qui terrorisent la population, pointant du doigt ainsi leur rôle dans l’instabilité chronique du pays.

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