Le Royaume-Uni s’est joint, ce vendredi 23 janvier 2026 au concert de voix internationales appelant à la prudence face aux tensions politiques en Haïti à la vieille du 7 février 2026. Dans une série de publications diffusées sur le compte officiel de l’ambassade britannique à Port-au-Prince, Londres a réaffirmé son soutien aux efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité du pays, tout en mettant en garde contre toute initiative politique jugée déstabilisatrice.
« Le Royaume-Uni continue de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité d’Haïti », a déclaré l’ambassade britannique sur X, soulignant l’importance de préserver les avancées enregistrées dans la lutte contre l’insécurité.
À l’approche de l’expiration du mandat du Conseil présidentiel de transition, prévue pour le 7 février, et suite à la décision de certains membres de limoger le premier ministre, la diplomatie britannique exprime ses inquiétudes. Selon Londres, des changements gouvernementaux inopportuns et déstabilisateurs compromettraient les efforts en cours, notamment ceux liés au rétablissement de la sécurité et à la stabilisation institutionnelle.
Dans ses messages, l’ambassade britannique appelle l’ensemble des acteurs politiques et sociaux haïtiens à faire preuve de responsabilité. Londres exhorte les parties prenantes à se rassembler autour de l’intérêt national, en plaçant Haïti au cœur de leurs priorités.
L’ambassade britannique insiste notamment sur la nécessité de poursuivre la lutte contre les gangs armés et de progresser vers l’organisation d’élections démocratiques, considérées comme une étape clé pour sortir durablement de la crise.
La mise en garde du Royaume-Uni s’inscrit dans la continuité des positions déjà exprimées par plusieurs pays partenaires d’Haïti dont les États-Unis, la Canada, l’Union européenne (France, Allemagne, Espagne…). De manière plus voilée, Londres met en garde contre l’éviction du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, estimant qu’une telle démarche risquerait d’aggraver l’instabilité politique et de fragiliser davantage les institutions. Et qu'à cet effet des menaces de sanctions sont préférées.
À l’heure où la transition traverse une phase critique, ces prises de position diplomatiques traduisent une préoccupation croissante face aux conséquences qu’aurait une nouvelle crise politique sur une population déjà lourdement affectée par l’insécurité et la précarité.
À présent, le climat politique demeure trouble, marqué par des tensions persistantes et la multiplication des prises de position de plusieurs structures appelant à la mobilisation à l’approche de cette échéance. Deux questions restent en suspens : quel sera le sort du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé avant le 7 février, et quelle issue se dessine pour le Conseil présidentiel de transition, arrivé au terme de son mandat face aux menaces de l'international?
Wideberlin Sénexant
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