Dans un communiqué de presse paru ce jeudi 7 mars, le gouvernement haïtien a prolongé l’Etat d’urgence d’un mois tout en interdisant les manifestations sur la voie publique. Le gouvernement a pris cette décision dans le but de rétablir l’ordre dans le département de l’Ouest.

Cette période va du jeudi sept (7) mars au mercredi trois (3) avril 2024. Par cet acte, le gouvernement haïtien veut, dans l’Ouest, « rétablir l’ordre et de prendre les mesures appropriées aux fins de reprendre le contrôle de la situation ». 

Auparavant, un porte-parole du Conseil national de sécurité (NSC) avait déclaré à EFE à San Juan que le gouvernement des États-Unis n'aiderait pas Henry à retourner dans son pays.

Le secrétaire d'État de Porto Rico, Omar Marrero, a assuré mercredi à EFE que l'intention du Premier ministre d'Haïti, Ariel Henry, est de « retourner dans son pays », même si l'on ne sait pas combien de temps il devra  rester à Porto Rico.

Les bandits armés poursuivent leur offensive contre les infrastructures policières. Ce mercredi  soir 6 mars, ils ont attaqué le sous-Commissariat du Marché Salomon avant de l'incendier selon MédiaLibreHaiti. Aucune information sur d'éventuelles victimes parmi les policiers affectés à ce poste.

Dans un document mis en ligne ce mercredi 6 mars 2024, le Réseau National de Défense des Droits Humains a fait un bilan en termes de dégâts humains et matériels après l’escalade de violences qui s’est abattue sur la capitale haïtienne et ses environs. Le Réseau National rapporte que 8 morts ont été recensés, 9 sous-commissariats incendiés ou pillés, 21 institutions vandalisées et 2 prisons ont été vidées de ses détenus. Le RNDDH critique la passivité des autorités.
 

Il a fallu les déclarations de l'ambassadeur des USA à l'ONU Thomas Greenfield pour que les alliés du pouvoir plongés dans un long silence suite aux menaces des gangs sortent de leur trou. Alors que le pays est en plein chaos et que le gouvernement perd le contrôle de la situation depuis plusieurs semaines empêchant même à Ariel Henry de rentrer à Port-au-Prince, des signataires  de l'accord du 21 decembre propose, entre autres, comme solution à la crise, un remaniement ministeriel. 

La nouvelle a eu l’effet d’une bombe ce matin quand le journal américain Miami Hérald a annoncé que les États-Unis pressent Ariel Henry de démissionner. Répondant aux questions de la presse cet après-midi, Linda Thomas Greenfield a choisi de nuancer sur la question.

Jusqu’à cet après-midi, la confusion règne autour de l’avenir du premier ministre Ariel Henry qui, actuellement se trouve à Porto-Rico, ne pouvant pas rentrer à Port-au-Prince à cause des attaques répétées des gangs contre  l’aéroport International Toussaint Louverture et les commissariats. 

Le Premier ministre haïtien Ariel Henry tentait de rentrer chez lui mardi dans un pays en crise, revenant d'une mission diplomatique critique à l'étranger lors qu'il a reçu un appel du département d'état américain. Ariel Henry est pressé par les États-Unis de démissionner, selon un article du Miami Hérald publié ce mercredi.

 

Les troupes kenyanes seront prêtes à être déployées en Haïti dans 72h en cas de financement de la mission, selon le président kenyan William Ruto qui indique que sans financement, ses hommes ne partiront pas. C’est le journal Miami Hérald qui a fait cette révélation dans un article publié ce mardi 5 mars.

Le premier ministre Ariel Henry aurait de sérieuses difficultés. Alors que son avion a attérri à Porto Rico, un territoire américain après un refus en République dominicaine, les USA déclarent ne pas savoir où se trouve le chef du gouvernement haïtien.

Lors d'un point de presse, le conseiller à la sécurité des USA John Kirby affirme ne pas savoir où se trouve Ariel Henry dont le pouvoir est gravement menacé par les gangs armés.

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