PubGazetteHaiti202005

Sans une assistance internationale de sécurité, Haïti risque une guerre civile, avertit Ricard Pierre

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Le ministre de la Planification Ricard Pierre a exhorté vendredi l’international à déployer une force robuste d’appui à la Police Nationale d’Haïti. Selon l’ex Sénateur de la République qui s’exprimait vendredi à une conférence organisée par le Conseil économique et social de l’ONU sur la situation humanitaire en Haïti, si cette force n’arrive pas rapidement, Haïti risque de basculer dans la guerre civile.

Si les velléités du gouvernement haïtien d’avoir une force internationale ont baissé les mois antérieurs avec le refus du Canada et la réticence du Brésil, ce n’est plus le cas ces derniers jours. Les demandes soudainement se multiplient. Partout dans l’international, les membres du gouvernement poussent pour une intervention étrangère en Haïti.

Décrivant une situation alarmante où près de la moitié de la population est menacée par la faim, Ricard Pierre a pressé les pays amis à répondre à la sollicitation du gouvernement d’une assistance internationale de sécurité. 

« Le gouvernement a sollicité une assistance internationale sous la forme d’une présence d’une force armée robuste et avec un mandat clair en support à la Police nationale d’Haïti. En vérité, si cette demande n’est pas satisfaite dans un délai raisonnable, le risque d’une guerre civile est presque sûr », a averti Ricard Pierre. 

Cette déclaration survient peu après celle du Premier Ministre par intérim Ariel Henry lors du dialogue Inter-haïtien à la Jamaïque, sollicitant encore une force internationale des pays amis. Il a même réécrit au Secrétaire Général de l’ONU sur la question. Elle devrait permettre de rétablir la sécurité et mettre une fin à la crise humanitaire.


Cette conférence de l’Ecosoc a été réalisée dans l’objectif de mobiliser des actions et des ressources en faveur de la sécurité alimentaire en Haïti. Les Nations Unies et ses partenaires sollicitent 720 millions de dollars cette année pour secourir les plus démunis en Haïti.


 

 

Par: Daniel Zéphyr

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