Dans une note datée du jeudi 19 janvier 2023, la Police Nationale d'Haïti informe avoir diligenté des enquêtes suite à de nombreuses dénonciations faites par les citoyens à travers les réseaux sociaux, les différents médias en lien avec des cas de brutalité policière, d'abus de pouvoir, de comportements scandaleux, d'utilisations inappropriées du matériel de l'institution (par l 'usage rémunéré de véhicules blindés pour le transport de citoyens ) . Selon l'institution policière, ces enquêtes sont diligentées en vue de vérifier les faits et d'identifier les auteurs en question et sévir contre eux avec toute la rigueur des lois et règlements de l'institution policière.
De nombreuses dénonciations ont été faites à travers les réseaux sociaux, des médias contre des agents policiers en raison de leur comportement, leur brutalité envers des journalistes et d'autres personnes, ainsi que des utilisations inappropriées du matériel de l'institution (par l 'usage rémunéré de véhicules blindés pour le transport de citoyens). Des policiers ont été même accusés d'avoir tué un journaliste nommé Romelson Vilsaint au sein du commissariat de Delmas 33, alors qu'il exerçait son métier. De plus, ce même jour plusieurs autres ont subi des brutalités policières. Suite à ces dénonciations la Police Nationale d'Haïti informe que « des enquêtes sont diligentées afin de vérifier les faits, d'identifier les auteurs qui suivront et subiront toute la rigueur des lois et règlements de l'institution policière ».
En ce sens, l'Inspection Générale de la PNH sollicite « la collaboration de tous les témoins citoyens ou victimes de telles pratiques contraires aux règlements, à l'éthique et à la déontologie policière, à venir porter plainte en personne, par courrier ou par téléphone aux numéros suivants : (509) 2813-0951 ; (509) 2817-0890 ».
La PNH par la voix de son commandant en chef dit réaffirmer sa volonté à poursuivre les efforts d'assainissement de toutes ses unités dans le but de maintenir l'intégrité indispensable à la promotion d'une police professionnelle, républicaine et respectueuse des droits.
Soulignons que parmi ces nombreuses dénonciations , le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), après l'assassinat du policier Lincoln Bien-Aimé, sur la route Ganthie avait dénoncé « des faits de trafic de matériels et d'équipements policiers à des fins économiques ». Selon des informations ces faits auraient été l'une des causes ayant engendré la mort du policier. Car, selon l'organisme des droits humains, depuis quelque temps, les blindés de l'institution sont utilisés en vue de faire traverser certaines zones jugées dangereuses des membres de la population, ce, moyennant paiement. C'est d'ailleurs en raison du fait que le blindé devait récupérer des individus ayant payé leur passage que Lincoln BIEN-AIMÉ et sa conjointe n'ont pas été autorisés à y monter, prétextant qu'il n'y avait pas suffisamment de places pour eux, a révélé le RNDDH.
« Ils sont retournés au sous-commissariat de Calvaire où des agents de l'Unité Départementale pour le Maintien de l'Ordre (UDMO) ont demandé à Lincoln BIEN-AIME d'informer le chef de troupe. Celui-ci a alors intimé l'ordre à Lincoln BIEN-AIME de prendre une motocyclette afin de rattraper le blindé qui venait à peine de se déplacer », rapporte le RNDDH, indiquant « que lorsqu'ils étaient arrivés non loin du parquet près le tribunal de première instance de la Croix-des-Bouquets, la motocyclette a été stoppée par un groupe de bandits lourdement armés qui, après avoir identifié le policier Lincoln BIEN-AIMÉ, l'ont criblé de balles ainsi que sa conjointe. Il a été décédé immédiatement. Son cadavre a été emporté par les bandits armés. Sa conjointe a reçu trois (3) balles. Elle avait été laissée pour morte sur la chaussée ».
Rappelons que le RNDDH avait mentionné que « le droit de monter à bord du blindé s'achète à deux mille cinq cents (2.500) gourdes au moins ou cinq cents (500) dollars américains. Cette variation de prix repose sur le statut de la personne qui achète le service, du simple citoyen-ne à l'entrepreneur-euse. Selon des informations, ces derniers sont également utilisés pour protéger des convois à des prix variés ».
Par: Daniella Saint-Louis
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