En conférence de presse ce jeudi 29 décembre à l’hôtel Karibe Convention Center, les acteurs de l’accord de Montana ont rejeté d’un revers de main le consensus trouvé entre le
premier ministre Ariel Ariel Henry et certains secteurs de la vie nationale. Selon le « président élu » du groupe, l’économiste Fritz A. Jean, personne n’a été autorisé « à mettre le nom de Montana dans ce jeu ». Le nouvel accord de Ariel Henry a la vertue de reconstituer l'équipe de Montana. Du moins en a apparence. Pour la première fois depuis des mois, Fritz Jean, président de Montana et Magalie Comeau Denis se sont retrouvés sur la même table pour combattre Ariel Henry. Toutefois, des signataires de cedit accord déclarent avoir signé ce document pour tester la bonne foi du gouvernement.
Le groupe de Montana est sorti de son silence pour rejeter l’accord du 21 décembre signé entre Ariel Henry et certains secteurs de la vie nationale tout en mettant en garde ses membres à une quelconque signature dudit consensus.
« Nous somme surpris de voir que les responsables en place, certains membres du secteur privé et représentants de partis politiques décident de se mettre ensemble pour confirmer le bilan catastrophique de Ariel Henry », réagit Fritz Alphonse Jean, « président élu » dudit accord qui portait le message du comité directoire. « Ce sont des manœuvres pour réaliser des élections (pike kole) afin d’élire des personnalités qui les faciliteront le chemin pour continuer de jouir des privilèges dans des postes clés », ajoute l’ancien gouverneur de la BRH.
Le Montana dit avoir remarqué que des organisations dont des membres sont sanctionnées par les grandes puissances, s'empressent de signer le nouvel accord du pouvoir.
« Aucune instance et aucun organe n’a autorisé des signataires à mettre le nom de Montana dans ce jeu », clarifie Fritz Alphonse Jean de l’accord de Montana.
Cette conférence de presse survient quelques heures après que le Groupe des Signataires de l'Accord de Montana (GROSAM) a publié un communiqué pour saluer l’accord du 21 décembre et informer qu’il a signé ledit consensus.
« Au terme d'un consensus politique, un Haut Conseil de Transition (HCT), un Organe de Contrôle de l'Action Gouvernementale (OCAG) et un Conseil Électoral Provisoire (CEP) verront le jour. C'est pourquoi, le Groupe des Signataires de l'Accord de Montana (GROSAM) a paraphé le dit document en vue de donner un signal clair, de tester la bonne foi du Gouvernement en place et des autres Partenaires intéressés. », soutient le Groupe des Signataires de l'Accord de Montana (GROSAM) dans ce communiqué.
Ce communiqué du Groupe des Signataires de l'Accord de Montana (GROSAM) porte les signatures de Rodolf Pierre (Haiti-debout), Micheline Jean (ODSCDHA), Harry Moncoeur (Panoga), Tarly Guirand (société civile engagée), Jean Willy Lazarre (Parti Indigène), Romano Oméus (Haïti Positive) et Melita Pierre (Ranamsap).
« Ce groupe n’existe pas au sein du Montana. En consultant notre base de données, sur 7 signataires du communiqué, il n’y a que deux qui font partie d’organisations signataires du Montana. Les 5 autres signataires du communiqué ne font pas partie de notre base de données », indique Magalie Comeau Denis du Bureau de Suivi de l’accord de Montana.
Le Montana n’a toujours pas présenté un plan concret pour faire face aux pions déplacés par le Premier Ministre Ariel Henry. Le groupe est actuellement en retraite au Karibe Convention Center pour redéfinir ses stratégies et les fondamentaux de l’accord.
Par: Daniel Zéphyr
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