Le Royaume Uni a imposé des sanctions au chef de gang haïtien Jimmy Cherizier, affirmant qu'il a commis des actes qui constituent de "graves violations des droits de l'homme", a indiqué ce mercredi le site internet du gouvernement. L'information a été relayée par l'agence de presse Reuters ce 28 décembre.
Un énième pays a décidé de sanctionner le puissant chef de gang Jimmy Cherisier. Le gouvernement britannique argue que le Caïd a commis des actes qui constituent de « graves violations des droits de l'homme » en Haïti.
Ce gouvernement a imposé un gel des avoirs et une interdiction de voyager à Cherizier, le Porte-Parole de la coalition criminelle G9 an fanmi e alye, indiquant qu'il s'est livré à des actes qui "menacent la paix, la sécurité et la stabilité d'Haïti".
Le gouvernement le qualifie de "l'un des chefs de gang les plus influents d'Haïti".
Des centaines de personnes ont été tuées cette année en raison des luttes pour le territoire en Haïti, un pays qui compte environ 200 gangs dont la majorité se situe au niveau de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Le gouvernement canadien a pris des mesures similaires le mois dernier pendant que son ministère des Affaires étrangères a déclaré que les actes de Barbecue provoquaient une crise humanitaire dans la première république noire indépendante au monde.
Il y a quelques semaines, les USA et le Canada ont imposé des sanctions à ceux qui financent les gangs en Haïti dont des ténors du secteur privé des affaires et des politiques.
Dans la foulée, Haïti attend toujours l’intervention d’une force multinationale. Dans différentes apparitions publiques, le premier ministre Ariel Henry a réaffirmé la demande de son gouvernement tout en se disant confiant quant au déploiement d’une force étrangère dans le pays.
Dans une conférence-bilan ce mercredi, le directeur général a.i de la Police Nationale d’Haïti Frantz Elbé a affirmé que l’institution policière entend collaborer à toute institution venue en Haïti pour le rétablissement de la paix et de la sécurité.
Par: Daniel Zéphyr avec Reuters
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