Les prisonniers du pénitencier national ont brisé les portes de leurs cellules pour investir la cour de la prison en vue de protester contre le manque d’eau et de nourriture, selon les informations rapportées par la radio Zénith ce mercredi 27 juillet 2022. Pour les forcer à obtempérer, les agents de police ont fait usage de gaz lacrymogène.
Au même titre que les rues de Port-au-Prince, le pénitencier national est sous tension. Les prisonniers du pénitencier national ont brisé les portes de leurs cellules pour investir la cour de la prison en vue de protester contre le manque d’eau et de nourriture, selon les informations rapportées par la radio Zénith. Chauffés à blanc, les prisonniers menacent d’attaquer le personnel de la prison.
« Il manque d’eau et de nourriture. Quand il y en a, la nourriture n’est pas de qualité », explique un prisonnier.
Voulant ramener l’ordre dans la prison, les agents de l’APENA ont fait usage de gaz lacrymogènes en vue de calmer la foule qui grossit. Des tirs ont aussi été entendus à l’intérieur de la prison. Des prisonniers se sont évanouis. « On a un frère prisonnier qui a été atteint de projectiles », confie un prisonnier répondant aux questions d’un reporter de la Radio Télé Zénith.
Pour l’heure, les prisonniers ne décolèrent pas, ils ne souhaitent pas rentrer dans leur cellule. Les agents de l’APENA ne peuvent toujours pas ramener l’ordre au niveau du pénitencier national.
La tension enfle au centre-ville de Port-au-Prince. Franckel Rodolph, un graphiste imprimeur II travaillant dans une imprimerie ( Imprimeur 2) se trouvant au même local que le journal Le Nouvelliste, situé non loin du Pénitencier national, a été blessé par balles dans la matinée du mercredi 27 juillet 2022.
Par : Daniel Zéphyr
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