PubGazetteHaiti202005

« Personne n'a accepté que 40 personnes décident qui devrait être président ou le premier ministre du pays », déclare Joël Vorbe à propos de l’élection de Montana

@Joël Vorbe

Intervenant sur les ondes de la Radio Magik9, Joël Vorbe est revenu ce mercredi sur le retrait du parti politique Fanmi Lavalas de l'accord Montana. Il confie que « personne n'a accepté que 40 personnes décident qui devrait être président ou le premier ministre du pays ».

Joël Vorbe qui rappelle que Fanmi Lavalas a laissé l'accord le 28 janvier 2022, explique que son « parti n'était pas en accord avec la démarche des signataires pour élire le président et le premier ministre (pour la période de la transition) ».

« Nous estimons que ce n'est pas notre rôle et cela ne faisait pas parti de notre accord », a dit Vorbe.

Reconnaissant que l'accord Montana est une initiative citoyenne, Vorbe croit que Fanmi Lavalas s'est trompé sur le projet de société de l'accord. « Nous pensions adhérer à un projet de salut public où toute la société aura fait choix des dirigeants apolitiques pour la transition permettant de réaliser les élections », a-t-il déclaré.

D'après lui, le chemin qu’ont pris les acteurs de Montana n'aboutit à rien de constructif pour l'avenir et pour la population.

Pour Joël Vorbe, l'accord devrait s'inscrire dans un processus pour convaincre plus d'acteurs notamment le secteur privé afin de mettre sur pied la transition.

« Nous respectons le choix des signataires, mais nous, nous respectons la voix de la majorité de la population », a fait savoir le dirigeant politique qui confie que « personne n'a accepté que 40 personnes décident qui devrait être président ou le premier ministre du pays ».

En dépit de ce retrait, Vorbe de Fanmi Lavalas reste convaincu que « tous les acteurs doivent dialoguer entre eux dans l'intérêt de la population prise en otage par l'insécurité ».

« Si nous nous entendons pour éradiquer l'insécurité, nous serons capables de nous entendre sur l'organisation des élections »,
a déclaré Joël Vorbe qui signale que plusieurs groupes se sont formés mais ils n'ont rien apporté. Selon le responsable, la situation exige que tous les secteurs s’asseyent autour de la table. 

 

Par: Juhakenson Blaise

Politique

Culture

Economie

Sport