PubGazetteHaiti202005

 Assassinat de Jovenel Moise : le gouvernement demande à la Jamaïque de transférer John Joël Joseph en Haïti

@JohnJoelJoseph

Le gouvernement haïtien par l’entremise du ministère des affaires étrangères a demandé à la Jamaïque de transférer en Haiti John Joël Joseph, ancien sénateur de la république appréhendé pour entrée illégale sur le territoire jamaïcain. Selon le journal américain Miami Hérald, il n’est pas encore clair si le gouvernement demande la déportation ou l’extradition.
 
Selon le journal très prisé américain citant un haut gradé du gouvernement haïtien, le ministre des Affaires étrangères Jean Victor Généus a envoyé une demande officielle à la Jamaïque demandant le retour de l'ancien sénateur John Joël Joseph en Haïti, accusé à la Jamaïque d'entrée illégale avec sa femme et ses deux fils.
 
Selon le journal américain, il n'est pas clair si les autorités haïtiennes demandent la déportation ou l'extradition de John Joël Joseph. Le hic pour l’instant reste et demeure le traité d’extradition n’existant pas entre les deux pays. L’ancien parlementaire s'est retrouvé à la Jamaïque après avoir passé des mois dans la clandestinité après l'assassinat de Jovenel Moïse dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021.
 
L’ancien sénateur John Joël Joseph est considéré comme un suspect clé dans l'affaire, capable de faire jaillir la lumière sur le motif du meurtre de Jovenel Moïse et pourquoi la mission est passée de l'enlèvement et de l'arrestation du président à son assassinat. Plusieurs autres suspects interrogés par les enquêteurs avaient révélé que le plan initial était d'arrêter le président, qui avait été accusé par des opposants de rester en fonction au-delà de son mandat.
 
Les documents demandant le retour de Joseph en Haïti ont été envoyés à la Jamaïque le 10 mars, le jour même où Joseph a comparu devant un tribunal de Kingston, où un juge a reporté une décision sur son sort. « Monsieur. John Joël Joseph est considéré comme un fugitif de la justice et est soupçonné d'être complice d'un crime », a déclaré le responsable haïtien. « Tout cela a été clairement indiqué dans la correspondance », selon la source citée par le journal.
 
Le ministre jamaïcain de la Justice, Delroy Chuck, n'a pas répondu à une demande d’interview du Miami Herald concernant la demande. 

L'enquête sur le meurtre de Moïse est au point mort en Haïti. Le 4e juge a exprimé des inquiétudes quant à sa sécurité, affirmant que 10 jours après sa nomination, aucun effort n'a été fait pour assurer sa sécurité et celle de sa famille.
 

 

Par : Daniel Zéphyr

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