Le bilan provisoire des dégâts sur les infrastructures scolaires fait état d'environ 260 écoles privées et publiques soit détruites ou endommagées par le violent séisme du 14 août dernier. La ministre de l'Éducation nationale, Marie Lucie Joseph, était en tournée en vue d'une évaluation des dégâts dans les régions affectées la semaine écoulée. La construction de structures semi-permanentes sérieusement envisagée.
Le séisme du 14 août dernier a ravagé les infrastructures scolaires dans le Grand Sud. Le chiffre porte à 266 écoles détruites ou endommagées par le tremblement de terre, selon le communiqué du MENFP.
Dans le département du Sud, plus de 90 écoles nationales ont été endommagées. Le MENFP confie que ce bilan pourrait devenir encore plus préoccupant si l'on y inclut les lycées, les bureaux de districts scolaires et les établissements scolaires non publics affectés.
Les Nippes a été le plus touché par les secousses sismiques puisque près de 106 écoles publiques et non publiques ont été détruites partiellement ou totalement dans ce département.
En ce qui concerne le département de la Grand'Anse, plus de 70 infrastructures scolaires se sont écroulées suite au passage du séisme de magnitude 7.2.
Alors que certaines écoles éprouvent encore des difficultés à se relever cinq ans après le passage dévastateur du cyclone Matthew, le désastre s’amplifie, constate le MENFP. Dans les communes de Jérémie, Beaumont, Pestel, de Corail et de Chambellan, le séisme à encore frappé durement le parc scolaire. L’image de la désolation est tout aussi poignante. La direction départementale de l’Éducation dit enregistrer pour l’instant le décès de 3 élèves.
Face à l'ampleur de la dégradation du parc scolaire dans le Grand Sud, la ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle,Marie Lucie Joseph envisage la construction de structures semi-permanentes pouvant accueillir de manière sécurisée élèves, enseignants et personnel administratif.
Selon le communiqué, la ministre Marie Lucie Joseph voulait avoir une première idée de la situation en attendant les rapports des équipes techniques du ministère déjà déployés sur le terrain.
« Cette évaluation personnelle – quoique délimitée territorialement, donc limitée, mais capitale - aura l’intérêt de lui permettre de mieux apprécier les comptes rendus des délégués tout en préparant, avec le soutien des partenaires techniques et financiers, les réponses à apporter dans l’immédiat dans l’idée de la reprise graduelle des activités scolaires dans les zones sinistrées », peut-on lire dans le communiqué.
Ainsi, pour lancer la nouvelle année académique 2021-2022, la ministre Joseph pense sérieusement à apporter un soutien en fournitures classiques et psychosocial aux élèves et aux enseignants et réfléchit sur la construction de structures semi-permanentes. Des ingénieurs de la Direction du génie scolaire (DGS) sont mis à la disposition du Grand Sud, informe le MENFP.
Par: Michelson Césaire
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