PubGazetteHaiti202005

La Profamil célèbre la journée internationale de la jeunesse

Credit photo: Stanley LOUIS

L’association pour la promotion de la famille  haïtienne « PROFAMIL » par le biais du mouvement de Plaidoyer de la jeunesse a organisé ce jeudi 12 août 2021 une conférence-débat autour du thème « grossesse précoce, enjeux et risques » en vue de célébrer la journée internationale de la jeunesse. Cette cérémonie de célébration devra prendre fin ce vendredi avec une foire gastronomique et artisanale où le talent des jeunes sera exposé.

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Ce 12 août ramène à la journée internationale de la jeunesse adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1999,  afin d'attirer l'attention de la communauté internationale sur les problèmes de la jeunesse et célébrer le potentiel des jeunes en tant que partenaires dans la société. Des problèmes dont la problématique de la sécurité, la sécurité alimentaire, l’éducation et la santé sexuelle reproductive. « Des années plus tard, ces problématiques existent tjrs », déplore le docteur Gianni Decastro qui informe que certaines d’entre elles tendent à empirer. Pour étayer sa thèse, le docteur Gianni Decastro, coordonnateur général de la profamil informe qu’un nombre incalculable des jeunes qui méritent d’être scolarisés ne le sont pas.

 

« Avec des chiffres aussi alarmants, il est important d’aborder franchement la problématique de la jeunesse », croit le responsable de la Profamil, indiquant que les jeunes en Haïti n’ont pas accès au service de base pendant que le taux de mortalité maternelle en lien avec les jeunes explose.

 

Durant cette cérémonie devant commémorer la journée internationale de la jeunesse, les efforts de l’association pour la promotion de la famille  haïtienne sont vantés. « Nous estimons que les jeunes sont importants pour faire le travail que nous voulons faire dans la communauté », fait remarquer la docteure Caroline Jean Louis qui affirme que l’institution fondée en 1984 lutte pour que la santé sexuelle reproductive ait sa place dans la politique du gouvernement. Selon les responsables, de 2006 à 2010, dans les programmes de Profamil, il y a eu des espaces dédiés aux jeunes en vue de les aider à réfléchir et discuter sur des thématiques en lien avec la santé sexuelle et reproductive. « Nous avons plus de 100 jeunes qui sont là de manière alternée qui viennent acquérir des connaissances sur la santé sexuelle et reproductive », se vante Mme Jean Louis se disant satisfaite jusque-là du travail de la Profamil.

 

Pour la docteure Caroline Jean Louis, de nos jours, la santé sexuelle et reproductive demeure un grand tabou d’où les efforts consentis afin que cette problématique soit connue de tous pour une meilleure compréhension. « Les jeunes ont le droit de savoir comment faire pour ne pas tomber enceinte de façon précoce », souligne Mme Jean Louis déclarant que la formation porte aussi sur les conséquences des premiers rapports sexuels.

 

En célébration de la date, une semaine d’activités a été entamée samedi dernier dont une émission à la radio télé kiskeya dans laquelle deux jeunes ont pu parler de la santé sexuelle reproductive ; un kiosque d’informations où sont exposés des produits contraceptifs en vue de sensibiliser les jeunes. Ce jeudi, une conférence-débat a été réalisée sous l’égide du docteur Gianni Decastro et Gemima Petit-Homme autour du thème « ansent avan lè sitiyasyon risk ak pwoblem ». « Nous resterons concentrés sur les problèmes de la jeunesse », assure Enel Déré, responsable du volet des jeunes de la Profamil.

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Une foire gastronomique et artisanale ce vendredi

Pour clore la commémoration, les responsables entendent organiser une foire gastronomique et artisanale où les jeunes auront à exposer leurs créations comme produits artisanaux, sandales, bracelets, sac, etc. « Un jeune garçon cuisinier fera du riz avec du lalo », indique Mr Dere invitant la communauté en général à supporter les jeunes et cette initiative. De plus, du Fresco, Barba papa, et des produits contraceptifs seront exposés, selon le responsable qui demande à la population de reprendre goût aux  anciennes pratiques. « Venez encourager la jeunesse qui fait face à de sérieux problèmes », interpelle Mr Enel Déré.

 

 

 

Par : Daniel Zéphyr

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