PubGazetteHaiti202005

L’OPC sollicite de la GANRHI une commission d’enquête internationale sur l'assassinat du président Moïse 

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L’Office de la protection du citoyen ( OPC ) écrit à l’Alliance globale des institutions nationales des droits de l’homme (Ganrhi), le 9 août 2021, sollicitant une commission d'enquête internationale sur l'assassinat du président Jovenel Moïse. Après la demande du gouvernement haïtien à lONU, l'OPC emboîte le pas.

Dans cette correspondance adressée au président de GANRHI, Freddy Carrión Intriago, l'OPC « exprime ses plus vives préoccupations dans le cadre de l’enquête ouverte par les autorités haïtiennes autour du dossier de l'assassinat du Président Jovenel Moïse »
et « son inquiétude sur la capacité de la justice haïtienne à faire toute la lumière sur cette affaire ».

L'OPC signale au président GANRHI que « de 1995 à date, le système judiciaire n’a jamais été en mesure de conduire un procès criminel d’assassinat spectaculaire et que l’impunité lié à la corruption a atteint une proportion alarmante et inquiétante au niveau du système judiciaire ».

Face à cette triste réalité, l’Office de la Protection du Citoyen réclame « les bons offices de la GANRHI, dans le cadre de son appel à la solidarité internationale pour la mise en place d’une commission d’enquête internationale vu la dimension transnationale du crime perpétré sur le Chef de l’État haïtien ».

L’OPC croit, au nom du droit à la vérité et à la justice (valeurs prônées par les Nations-Unies), que « la contribution de l’ONU se révèle importante pour la conduite d’une bonne enquête afin que tous les coupables soient identifiés et traduits en justice conformément au Droit Pénal International et au Droit International des Droits de l’Homme ».

« A cet effet, au regard des instruments internationaux de protection des droits de l’homme, faire la lumière sur ce crime ignoble, poursuivre et sanctionner les commanditaires, les auteurs intellectuels et matériels est une obligation de l’heure car au-delà de la disparition du Président Moise », indique l'OPC.

Selon l'OPC, « aucune organisation internationale, régionale ou nationale ne peut accepter une telle atteinte à la dignité du peuple haïtien ». Et dans ces conditions, l'institution de la protection du citoyen dit se mettre « entièrement à votre disposition, compte vivement sur la mobilisation du Réseau des Institutions Nationales des Droits de l’Homme du Contient Américain (RINDHCA) et d’autres régions de la planète dans sa campagne de plaidoyer contre l’impunité en Haïti ».

Pour l'instant moins de 44 personnes ont été arrêtées. Plusieurs avis de recherches ont été lancés. Le dossier a été transféré au cabinet d'instruction, et confié au juge Mathieu Chanlatte.

 

 

Par: Juhakenson Blaise et Fenel Pelissier

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