PubGazetteHaiti202005

Assassinat de Jovenel Moïse : Claude Joseph fait appel à l'appui onusien pour une commission d'enquête internationale et un Tribunal spécial

Claude Joseph PM

Le gouvernement haïtien vient de solliciter de l'aide auprès des Nations-Unies dans l'enquête sur l'assassinat du président Jovenel Moïse. Le Chancelier haïtien Claude Joseph a écrit le 3 août à M. Guterres pour lui demander la mise en place  d'une "Commission d'enquête internationale" et la création d'un Tribunal spécial capable de juger et condamner les auteurs et complices de l'assassinat du président Jovenel Moïse. Le gouvernement haïtien doute de la capacité du système judiciaire en matière de traitement d'un tel dossier.




Le gouvernement haïtien se tourne vers la communauté internationale pour diligenter l'enquête sur l'assassinat du président Jovenel Moïse afin de rendre justice au chef de l'État assassiné dans la nuit du 6 au 7 juillet dernier. Le ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Claude Joseph a écrit au secrétaire général de l'Organisation des Nations-Unies Antonio Guterres en ce sens.


Avançant plusieurs arguments, le ministre Claude Joseph sollicite l'appui onusien à Haïti dans le cadre de l'enquête.


"L'appui onusien dans ce contexte pourrait consister en la mise en place très rapidement, d'une commission d'enquête internationale qui viendrait en complémentarité des travaux et efforts des instances nationales et la création, le cas échéant, d'un Tribunal spécial chargé de juger et condamner les auteurs et complices, à l'instar de ce qui avait décidé dans le cas du Liban en avril et décembre 2005 suite à l'attentat terroriste du 14 février 2005", a écrit le Dr Claude Joseph, ministre des Affaires étrangères et des Cultes.


Le Chancelier haïtien souhaite par ailleurs que les modalités de la mise en œuvre de ces instances fassent l'objet de décisions du Conseil de sécurité.


"Au nom du gouvernement de la République et, en me basant sur la coopération internationale qui est l'un des principaux buts de l'ONU, je fais appel à l'appui solidaire de l'organisation universelle pour aider les instances nationales à mener correctement l'enquête judiciaire en cours jusqu'à son aboutissement et à donner les suites légales appropriées à l'assassinat de Jovenel Moïse qui choque la conscience nationale", peut-on lire dans la correspondance, profitant pour attirer l'attention de M. Guterres sur les "limites et les faiblesses ainsi que le manque d'expérience" du système judiciaire haïtien en matière de traitement de dossier d'une telle envergure.


Pour le gouvernement haïtien, la justice haïtienne n'a pas la capacité d'une part, à mener à bien cette enquête et, d'autre part, à en poursuivre, juger et condamner les auteurs et complices de manière exemplaire conformément aux lois de la République.


"Je souligne à votre attention le fait que la présomption de la participation des ressortissants de pays étrangers dans le financement, la planification et la mise en œuvre de ce crime odieux et crapuleux en fait un crime international dont la clarification et la répression appellent la solidarité internationale", justifie le gouvernement haïtien dans cette correspondance envoyé à Antonio Guterres, secrétaire général de l'Organisation des Nations unies.

 

 

 

Par Michelson Césaire

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