À l’occasion du 5ème anniversaire de l’assassinat du président Jovenel Moïse, le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance a accordé le mardi 7 juillet 2026 une interview à des journalistes, dont un rédacteur du journal Gazette Haïti. Il estime que l’enquête menée en Haïti reste marquée par de nombreuses irrégularités et appelle à une justice indépendante afin d’identifier les commanditaires et faire toute la lumière sur cette affaire.
Dans son intervention, Pierre Espérance a dressé un bilan très critique de l’enquête judiciaire menée en Haïti. Selon lui, si la justice américaine a enregistré des avancées avec plusieurs condamnations, la procédure en Haïti demeure toutefois incomplète et plusieurs zones d’ombre persistent.
Le chef du RNDDH rappelle que plusieurs personnalités, dont Martine Moïse, Claude Joseph et d’anciens responsables de la sécurité présidentielle, ont été citées dans l’ordonnance rendue en février 2024. Il estime que certaines décisions prises au cours de la procédure soulèvent également des interrogations sur la cohérence et l’impartialité de la justice haïtienne.
Pierre Espérance critique aussi la manière dont le dossier est traité en appel. Il dénonce des contacts présumés entre un juge et des avocats de personnes mises en cause, ainsi que des décisions qu’il juge contradictoires. Il évoque également le cas du journaliste Jean Monard Métellus et de l’ancien directeur général de la Police nationale, Mario Andrésol, dont les noms ont été associés au dossier.
Enfin, Pierre Espérance affirme que le RNDDH a subi des actes d’intimidation dans le cadre de cette affaire. Selon lui, ces faits illustrent les nombreuses irrégularités qui continuent de marquer l’enquête. Il appelle les autorités judiciaires à mener une enquête indépendante afin d’identifier tous les responsables, des exécutants aux commanditaires présumés.
Arnold Junior Pierre
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