La nomination du commissaire divisionnaire Yvon Cantave à la tête de la Direction départementale de l’Ouest-1 (DDO-1), en remplacement de Jacques Ader, a suscité de vives réactions au Champ de Mars. Entre critiques sur le timing de cette décision et préoccupations liées à la sécurité, ce changement relance le débat sur l’efficacité des réponses apportées à la crise actuelle.
La tension était palpable mardi 17 mars 2026 au Champ de Mars, où plusieurs citoyens se sont rassemblés pour dénoncer le remplacement de Jacques Ader à la tête de la Direction départementale de l’Ouest-1. Les protestataires ont exprimé leur désaccord face à une décision qu’ils jugent à la fois hâtive et inopportune. Cette nomination intervient pourtant à un moment où les forces de l’ordre venaient d’enregistrer certaines avancées dans le sud de la capitale. Pour de nombreux observateurs présents sur place, ce changement de leadership, survenu dans un contexte aussi délicat, soulève de sérieuses interrogations quant aux orientations stratégiques de la Police nationale d’Haïti (PNH).
Jacques Ader bénéficiait de la sympathie de beaucoup de citoyens. Ses interventions au Bel air pour déloger les bandits et la réouverture du sous-commissariat de Carrefour de l’Aéroport ont été saluées par une partie de la population, y voyant un signal de retour progressif de l’autorité de l’État.
De nombreux habitants redoutent que ce changement n’ouvre la voie à une nouvelle phase d’instabilité, dans un contexte déjà profondément fragilisé. « Nous avons déjà trop de territoires perdus. Nous ne voulons pas en perdre d’autres », confie un riverain.
Selon la PNH, ce changement constitue un tournant stratégique visant à renforcer l’efficacité opérationnelle et la chaîne de commandement de l’institution.
Arnold Junior Pierre
- Log in to post comments


