PubGazetteHaiti202005

Jocelerme Privert insiste sur la continuité du pouvoir exécutif et rejette l’idée d’un vide institutionnel après le 7 février 2026

@Tamarre Pierre

L’ancien président Jocelerme Privert rejette l’idée d’un vide institutionnel après le 7 février 2026. Invité lundi 26 janvier 2026 à l’émission « Le Rendez-vous » de Gazette Haïti, il a rappelé que le président s’en va, le gouvernement en fonction continue à exercer le pouvoir exécutif jusqu’à ce que des circonstances peuvent entraîner son renvoi ». Une manière d’affirmer qu’au départ du conseil présidentiel de transition ( CPT), il ne saurait y de vide à la tête de l’Etat, contrairement aux inquiétudes de certains observateurs. 

Jocelerme Privert intervenait lundi 26 janvier à l’émission « Le Rendez-vous » de Gazette Haïti, animée par Volcy Assad pour commenter l’actualité politique en Haïti, particulièrement la gouvernance après le 7 février 2026. Selon lui, la fin du mandat présidentiel ne signifie pas automatiquement l’arrêt du fonctionnement de l’État. « Même si le président s’en va, le gouvernement en fonction continue d’exercer le pouvoir exécutif », a-t-il expliqué, insistant sur le fait que la continuité administrative est assurée par le Conseil des ministres. Il a qualifié d’erronée la thèse d’un vide institutionnel après le 7 février, considérant qu’il s’agit d’un débat sans fondement réel jusqu’à la tenue d’élections, sauf survenance d’événements exceptionnels.

Pour illustrer ses mots, l’ancien président du Sénat et de l’Assemblée nationale a évoqué l’exemple du Premier ministre Ariel Henry. Lorsque ce dernier a présenté sa démission, l’Etat n’a pas cessé de fonctionner. Un membre du gouvernement avait été nommé pour assurer la continuité des fonctions. « Cela montre clairement que le départ d’un Premier ministre ne crée pas de vide institutionnel », a insisté Privert. 

De plus, Jocelerme Privert a rappelé que la Constitution haïtienne encadre strictement les relations entre le président et le Premier ministre. Le président ne dispose d’aucun pouvoir pour révoquer un Premier ministre, a-t-il rappelé. Une fois que ce dernier est ratifié par les deux chambres du Parlement, seul ce dernier peut lui retirer sa confiance par un vote de censure, entraînant ainsi sa démission. Même un président élu ne peut pas ignorer cette règle. 

« Les Premiers ministres démissionnent lorsqu’ils sont dans l’incapacité de poursuivre leurs fonctions ou suite à une décision du Parlement », a souligné Privert. Il a ajouté que le Conseil des ministres reste en poste pour garantir l’exercice du pouvoir exécutif, et ce, tant que les élections n’ont pas permis de renouveler les institutions.

Face aux spéculations et aux inquiétudes autour du 7 février, l’analyse de Jocelerme Privert apporte un éclairage rassurant : l’Etat continue de fonctionner, via le Conseil des ministres, assurant ainsi la continuité de l’administration et la légitimité des décisions jusqu’aux prochaines élections.

 


Arnold Junior Pierre

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