PubGazetteHaiti202005

Après 10 heures de débat, l'accord de Montana n’a pas été signé, une autre séance prévue ce dimanche 

Credit photo: Stanley LOUIS

A l’hôtel Montana ce samedi 17 juillet 2021 s’est tenue une rencontre entre partis, groupements politiques et organisations de la société civile et de droits humains en vue de la signature d’un accord politique devant apporter une solution haïtienne à la crise. Après 10 heures de débat, les protagonistes n’ont pas pu se mettre d’accord sur tous les points du document. Une autre séance est prévue ce dimanche dans l’espoir d’une conclusion formellement signée.

10 heures de débat n’ont pas suffi aux partis, groupements et organisations de la société civile et de droits humains pour se mettre d’accord sur un document devant déboucher sur une solution haïtienne à la crise. 
Au début, la séance a dû être suspendue pendant plus d’une fois. Certains participants avaient les nerfs à fleur de peau. Des membres de certains partis politiques exigeaient le droit à la parole dans les interventions. D’autres demandaient que le débat soit accentué sur le projet d’accord qui contient environ 70 articles et non le condensé proposé par la commission nationale pour la recherche d’une solution haïtienne à la crise, avec une dizaine d’articles axés sur la gouvernance politique. Quelques minutes passées, les nerfs se sont calmés, les initiateurs ont pu trouver une solution avec les membres de partis réfractaires.

 

Réunis en atelier, les partis et groupements politiques, organisations de la société civile et des droits humains ont analysé le document contenant une dizaine d’articles en émettant des réserves, suggérer des modifications et proposer des pistes. Plusieurs structures politiques se sont questionnées sur la constitution sur laquelle cet accord sera appliqué, 1987 amendée ou 1987 ? D’autres ont démontré leur désaccord vis-à-vis du mécanisme qui devrait être utilisé pour former le gouvernement de transition.

 

Tour à tour, les acteurs cataloguaient leurs propositions. Face aux divergences et le temps imparti, certains acteurs ont demandé l’ajournement de la séance. La coordonnatrice Magalie Comeau Denis n’était pas de cet avis croyant mordicus qu’il fallait sortir avec quelque chose durant la soirée. Pour couper court, elle est intervenue pour tout mettre en œuvre afin de trouver, tant soit peu, un accord de principe verbalement.

 

Êtes-vous d’accord sur le principe d’un gouvernement de transition? Confirmez par acclamation, demande-t-elle. Le public applaudit unanimement. Entre autres, d’autres questions de la sorte sur le document lié à la gouvernance politique du gouvernement de transition ont été posées, notamment la composition du conseil national de transition. Après plusieurs minutes de concertation, les protagonistes se sont mis d’accord sur une composition. L’église catholique : 1 personne, l’église protestante : 1 personne, l’église épiscopale : 1 personne, Vodou : 1 personne, secteur privé : 1 personne, secteur des droits humains : 1 personne, secteur paysan : 2 personnes, secteur des femmes : 2 personnes, secteur socio-professionnel : 2 personnes, diaspora : 3 personnes, organisation populaire : syndicats : 2 personnes, partis politiques : 13 personnes. Les protagonistes n’ont pas pu trouver une entente sur le nombre de personnes qui doivent représenter l’université.

 

« Nous avons une entente de base », se réjouit la coordonnatrice Magalie Comeau Denis  qui met à ce dimanche vers 14h la dernière séance qui doit continuer avec les discussions sur les autres points pour la signature formelle. « Les prochaines discussions se porteront sur les axes programmatiques du gouvernement de transition », informe Mme Denis qui considère que la première journée a été un succès.

 

 

 

 

 

Par : Daniel Zéphyr

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