Dans le cadre de l’application de la circulaire référencée n°013 du 27 janvier 2026 relative à l’interdiction des subventions au sein de l’Administration publique à moins d’une autorisation spéciale, le Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé a apporté le vendredi 20 février 2026 des précisions sur les catégories non concernées par cette mesure.
À la suite de la circulaire n°013 du 27 janvier 2026 interdisant l’octroi et le versement de subventions au sein de l’Administration publique nationale, le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a apporté des clarifications.
Dans une circulaire référencée n°015 publiée le 20 février dernier, il a précisé que cette mesure ne concerne pas les allocations accordées aux Collectivités Territoriales à partir du Fonds de Gestion et de Développement des Collectivités Territoriales (GDCT).
Les subventions à caractère social accordées par la Caisse d’Assistance Sociale (CAS) demeurent maintenues. Celles-ci sont financées par les ressources issues d’un compte spécial du Trésor dédié à la mobilisation de recettes à cet effet.
Selon le chef du gouvernement, celles relevant des Interventions Publiques du Gouvernement, destinées aux institutions publiques, aux pensionnaires ou aux institutions internationales, ne sont pas également concernées par l’interdiction.
Il faut rappeler que la veille du 7 février 2026, le chef du gouvernement avait annoncé un tour de vis sur la pratique récurrente de la location de véhicules au sein de l’administration publique.
Selon les données communiquées par les services du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), le Trésor public a déboursé, pour les seuls trois premiers mois de l’exercice fiscal 2025-2026, pas moins de sept milliards neuf cent millions deux cent mille gourdes (7 900 200 000 Gdes) au titre de la location de véhicules.
Le Premier ministre avait qualifié cette propension à recourir massivement à la location de véhicules de pratique « préjudiciable à l’État ». Il a enjoint en conséquence les titulaires de portefeuilles ministériels de donner des instructions claires au sein de leurs administrations respectives, ainsi qu’aux organismes placés sous leur tutelle, afin de mettre fin à ces dépenses jugées abusives ou, à tout le moins, de les limiter strictement aux besoins essentiels et dûment justifiés.
Par: Daniella Saint-Louis
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