Le président du Kenya William Ruto a appelé le Conseil de sécurité des Nations Unies à fournir des orientations claires sur l'avenir de la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MMAS) dirigée par le Kenya en Haïti.
Le chef d’État Kényan a fait ces déclarations en marge du deuxième sommet Afrique-CARICOM à Addis-Abeba, en Éthiopie alors que le mandat de la MMAS arrive à son terme, le 02 octobre prochain.
Faisant état de possibles changements de direction, Ruto a confirmé que les discussions sur l'avenir de la mission étaient en cours, mais a souligné l'engagement du Kenya envers les efforts mondiaux de maintien de la paix, selon le Kenyan.co.ke.
Il a déclaré que la crise sécuritaire en Haïti nécessitait un soutien international urgent et un processus de transition en douceur.
« Le mandat de la mission MMAS arrive à expiration. Nous avons souligné l'urgence pour le Conseil de sécurité des Nations Unies de fournir des orientations claires pour une transition responsable et rapide », a déclaré M. Ruto après sa rencontre avec la Première ministre de la Barbade, Mia Amor Mottley.
Ruto a révélé qu'il avait également eu une réunion bilatérale avec Edgar Leblanc, membre du Conseil présidentiel de transition d'Haïti, qui a dirigé la délégation du pays au sommet.
Leblanc a exprimé la gratitude d'Haïti pour le professionnalisme et le dévouement des forces de sécurité kenyanes actuellement déployées dans la nation des Caraïbes, a ajouté le journal citant Williams Ruto.
« La délégation haïtienne a reconnu la contribution des troupes kenyanes, qui ont servi avec distinction dans des conditions très difficiles. Leur sacrifice a fait la différence », a souligné M. Ruto.
Le chef de l'État a également souligné que le rôle du Kenya en Haïti avait toujours été ancré dans le multilatéralisme et la coopération internationale, soulignant la nécessité d'une nouvelle résolution du Conseil de sécurité qui garantissant un soutien durable aux efforts de sécurité d'Haïti.
Ruto s'est également entretenu avec le Premier ministre des Bahamas, Philip Edward Davis, au cours duquel ils ont échangé leurs points de vue sur la situation en Haïti. Les deux dirigeants ont reconnu les implications régionales de l'insécurité dans ce pays des Caraïbes, avertissant que l'instabilité en Haïti pourrait se propager aux pays voisins.
Le mandat de la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS) en Haïti a été prolongé jusqu'au 2 octobre 2025 par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Il s'agit d'une extension d'un an du mandat initial, qui avait été approuvé par la résolution 2699 (2023).
Jeudi 28 aout dernier, les États-Unis en partenariat avec le Panama ont proposé de remplacer l’actuelle MMAS dirigée par le Kenya en une force plus agressive baptisée « Force de répression des gangs ». Cette force, selon la proposition soumise aux États membres du Conseil de sécurité, aura un nouveau mandat, davantage de policiers et une autonomie élargie vis-à-vis de la Police nationale haïtienne (PNH).
La nouvelle mission aurait un plafond de 5 500 agents en uniforme et 50 civils. Les salaires des troupes continueraient d’être financés par des contributions volontaires à l’ONU, mais le soutien logistique serait assuré par un nouveau Bureau d’appui des Nations unies en Haïti, selon un projet de résolution que les États-Unis et le Panama.
Léon Kersivil
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