Un groupe d’hommes lourdement armés a pris d’assaut l’orphelinat Sainte-Hélène, géré par l’organisation Nos Petits Frères et Sœurs. Au cours de cette attaque, huit personnes, dont un enfant de trois ans et une ressortissante irlandaise, ont été kidnappées. Selon l’Institut du Bien-Être Social et de Recherches (IBESR), cet « inqualifiable » illustre la vulnérabilité criante des structures d’accueil en Haïti. « C’est une atteinte grave à la sécurité des enfants que nous nous efforçons de protéger », a dénoncé l’institution dans un communiqué rendu public quelques heures après le drame.
L’orphelinat Sainte-Hélène, réputé pour son accompagnement des enfants en situation de handicap, a été envahi à l’aube. Les assaillants n’ont tiré aucun coup de feu, mais ont réussi à pénétrer dans l’enceinte après avoir percé un mur. Sous la menace de leurs armes, ils ont contraint plusieurs employés à les suivre.
Parmi les victimes figure « Madame Gina », une bénévole irlandaise connue pour son engagement de longue date auprès des enfants vulnérables en Haïti. Sa disparition suscite une vive inquiétude au sein de la communauté humanitaire.
l’IBESR indique avoir immédiatement sollicité l’intervention de la Police nationale d’Haïti (PNH), via la Brigade de Protection des Mineurs (BPM), pour assurer la sécurité des enfants restants et du personnel. « Nous restons pleinement mobilisés avec nos partenaires afin de garantir la meilleure prise en charge possible des enfants et du personnel affecté », assure la direction de l’institution.
L’institut reconnaît que des discussions avaient été engagées, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), pour relocaliser ce centre jugé vulnérable. Toutefois, cette relocalisation n’avait pas été considérée comme prioritaire par les responsables locaux. Un choix qui, aujourd’hui, soulève des interrogations sur la coordination et l’anticipation des risques dans un contexte sécuritaire en constante dégradation.
Pour l’IBESR, il est urgent que des mesures concrètes soient mises en place afin de sécuriser ces espaces dédiés aux plus vulnérables. « Nous devons agir, car chaque jour qui passe augmente le risque pour des centaines d’enfants innocents », alerte un cadre de l’institution.
Arnold Junior Pierre
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