Le ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP) a annoncé dans un document sans date, mais confirmé par un cadre du ministère ce lundi 28 juillet 2025, un protocole inédit destiné à encadrer la réception et le traitement des ressortissants haïtiens déportés ou extradés pour crimes financiers ou complicité avec des groupes criminels. Cette décision intervient dans un contexte où l’administration américaine a renforcé ses mesures contre des Haïtiens accusés de soutenir des gangs ou de participer à des réseaux illicites.
Dans un document signé par le Dr. Patrick Pélissier, ministre de la Justice et de la Sécurité publique, « tout ressortissant haïtien déporté ou extradé sous de tels motifs sera immédiatement placé sous l’autorité du Commissaire du Gouvernement dès son arrivée sur le sol national ».
De plus, le document prévoit que tout nouvel indice devra être communiqué immédiatement au juge d’instruction. Pour ce faire, le ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP) entend mobiliser les institutions de contrôle financier telles que l’UCREF (Unité Centrale de Renseignements Financiers), l’ULCC (Unité de Lutte Contre la Corruption), la BAFE (Brigade des Affaires Financières et Économiques) et l’Inspection Générale des Finances (IGF).
Un cadre du MJSP, joint par Gazette ce lundi 28 juillet 2028 a affirmé ceci: « Nous voulons briser le cercle vicieux où des individus accusés de délits graves reviennent dans le pays et reprennent leurs activités sans être inquiétés ».
Selon le communiqué, « Conformément à l’article 3 du protocole, le Commissaire du Gouvernement est tenu de préparer sans délai un dossier complet pour le transmettre au cabinet d’instruction ». Cette rapidité de traitement est présentée comme une réponse aux inquiétudes liées à l’impunité chronique qui mine le système judiciaire haïtien.
Le 21 juillet 2025, le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait annoncé une série de mesures ciblant des résidents permanents légaux aux États-Unis soupçonnés de soutenir activement Viv Ansanm, une organisation haïtienne classée comme groupe terroriste étranger par Washington. Selon le Département d’État, ces individus auraient des liens directs avec des chefs de gangs affiliés à cette organisation, responsable de la violence et de l’instabilité chronique en Haïti.
Ces actions s’appuient sur la section 237(a)(4)(C) de la Loi sur l’immigration et la nationalité, permettant au Département de la Sécurité intérieure d’engager des procédures d’expulsion contre ces personnes. Marco Rubio a insisté sur le fait que les États-Unis n’accepteront pas que des résidents légaux soutiennent, dit-il, des groupes violents ou terroristes, soulignant ainsi l’engagement ferme de son administration à préserver la sécurité nationale et la stabilité régionale.
Le cas du Dr Pierre Réginald Boulos demeure le plus emblématique. Il a été arrêté « pour son soutien » aux gangs armés et son implication présumée dans la déstabilisation d’Haïti.
Détenu par l’ICE à Miami, le propriétaire de Delimart pourrait être expulsé vers Haïti après son audience prévue le 31 juillet 2025.
Par Arnold junior Pierre
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