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Au lendemain d’une mise en garde ferme de la part des États-Unis, le Canada est à son tour sorti de sa réserve ce jeudi pour exprimer sa vive préoccupation face aux manœuvres politiques en cours en Haïti, à quelques jours de l’échéance cruciale du 7 février.
Le Ministre de la Justice et de la Sécurité publique a rencontré, ce jeudi 22 janvier 2026, des représentants de l’Ambassade des États-Unis en Haïti, lors d’une réunion de haut niveau tenue dans un climat politique particulièrement tendu. Cette rencontre intervient alors que le Premier ministre se retrouve sur la sellette.
Alors qu'Haïti s'apprête à traverser une nouvelle période de transition politique sans élections ni cadre de gouvernance clair, les Nations Unies et d'autres partenaires internationaux mettent en garde contre le risque que les luttes intestines et les intérêts politiques ne fragilisent davantage un pays déjà vulnérable.
Cet avertissement intervient alors que le Conseil présidentiel de transition, composé de neuf membres, semble se diriger vers la destitution du nouveau Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, faute d'être parvenu à un consensus sur la manière dont le gouvernement
Dans une déclaration publiée mercredi soir sur son compte officiel X (ex-Twitter), l’ambassade des États-Unis en Haïti a adopté un ton sans équivoque sur la situation politique du pays. Washington réaffirme son soutien au gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et met en garde contre toute tentative du Conseil présidentiel de transition (CPT) visant à modifier l’exécutif, une démarche jugée illégitime, risquée et contraire aux intérêts d’Haïti.
Le nouveau Représentant permanent d’Haïti auprès de l’Organisation des États américains (OEA), Jean Josué Pierre, a officiellement présenté ses lettres de créance ce mercredi 21 janvier 2026 au Secrétaire général de l’institution, Albert R. Ramdin, lors d’une cérémonie tenue au siège de l’organisation à Washington, D.C.
L’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) monte au créneau contre le décret du 18 décembre 2025 récemment publié par le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) encadrant l’exercice de la liberté d’expression et portant prévention et répression des délits de diffamation et de presse. Dans une prise de position ferme, l’organisation patronale des médias dénonce un texte qu’elle juge liberticide, anachronique et porteur de graves menaces pour la démocratie haïtienne.
Une liberté fondamentale remise en cause
Le parti politique Fòs Chanjman Nasyonal (FCN) a tenu une conférence de presse le mardi 20 janvier 2026 afin de présenter sa position face à la conjoncture nationale et d’exposer un cadre de propositions pour une transition inclusive, souveraine et pacifique. Plusieurs dirigeants du parti ont pris la parole pour dénoncer l’échec du Conseil présidentiel de transition (CPT) et appeler à un changement immédiat de cap.
« La colère du peuple est un avertissement »
Dans un communiqué publié ce mercredi 21 janvier 2026, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a condamné l’installation de barricades sur plusieurs artères de la capitale. Il indique avoir instruit le directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), André Jonas Vladimir Paraison, de procéder à leur levée afin de rétablir la libre circulation dans l’ensemble des zones affectées.
Le chef du gouvernement a réagi suite aux blocages de plusieurs axes routiers par des barricades et pneus enflammés érigés ce matin.
L’ancien sénateur du Centre, Francisco De La cruz interpellé en République Dominicaine, dans l’après-midi du lundi 19 janvier 2026 puis remis aux autorités policières à la frontière nord haitiano-dominicaine a trouvé sa libération hier, mardi.
Arrêté en République Dominicaine, lundi dernier l’ex parlementaire haïtien, Francisco De La Cruz remis à la Police Nationale d'Haïti a été « libéré faute de motif légal ».

