PubGazetteHaiti202005

Le Core Group confirme l'échec des négociations / Paul Denis accuse le pouvoir

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Le Core Group a confirmé ce samedi l’échec des discussions entre les acteurs politiques et membres d’organisations de la société civile qui se sont réunis à la nonciature apostolique les 29, 30 et 31 janvier derniers autour de la crise actuelle. Si à l’origine, cette démarche visait à mettre les acteurs concernés par la crise autour d’une table de dialogue en vue de trouver une solution à la conjoncture politique, il n’en est rien.


En effet, dans un communiqué de presse en date du 01 Février 2020, les membres du Core Group disent regretter que les participants aux discussions n’aient pu parvenir à un accord politique pour sortir de l’impasse politique, nous citons, malgré leurs efforts.

Cette structure, qui regroupe les représentations diplomatiques de six pays dits amis d'Haïti, de l’Organisation des Etats Américains, de l’Union Européenne et de l’Organisation des Nations Unies, attire l’attention des acteurs politiques et de la société civile sur les défis auxquels le pays est confronté appelant ces derniers à assumer leurs responsabilités face à cet état de fait. Elle réaffirme son soutien à toute initiative constructive de dialogue offrant une perspective réelle de résolution de la crise politique et institutionnelle dans laquelle Haïti demeure plongé.

L’ex-ministre de la Justice,) Paul Denis, très impliqué dans cette initiative dont l’échec était prévisible, refuse de parler de perte de temps dans le cadre de la « Conférence politique pour une sortie de crise » qui s’est déroulée durant ces trois jours à la Nonciature apostolique.

L’ex-sénateur Denis, connu pour son dynamisme, justifie l’échec de ces pourparlers par le fait que les acteurs en présence n’ont pas pu accorder leur position respective afin de soumettre une proposition commune à la population. Il explique, par exemple, que des membres de l’opposition modérée ont fait une proposition pour une meilleure gouvernance du pays dont les grandes lignes concernent notamment la désignation par l’opposition et la société civile d’un premier ministre issu de l’opposition, la formation par ce premier ministre, après sa nomination par le président de la République, d’un gouvernement transitoire de consensus et de cohabitation et l’écourtement du mandat du président Jovenel Moïse au 7 février 2021.

Paul Denis, qui figurait parmi les premiers a quitté la table de discussions, confie que le président Jovenel Moïse avait effectué une courte visite surprise à la nonciature apostolique lors des discussions. Ce dernier aurait laissé comprendre qu’il était prêt à mettre son mandat sur la table des discussions en déclarant n’être pas attaché à son mandat mais de préférence à certaines réformes qu’il envisage. Au départ du chef de l’Etat, alors qu’un accord était sur le point d’être rédigé, plusieurs points de désaccords ont été exprimés.

Les représentants de la présidence ont fait comprendre que le mandat du chef de M. Moïse est une ligne rouge à ne pas dépasser, explique Paul Denis. Ce serait donc la question du mandat du président de la république qui a constitué la pierre d’achoppement de ce dialogue.

La présidence, refuse de parler d'échec. Dans un communiqué, le ministère de la communication annonce que des points d'accords ont été quand même trouvés. Les protagonistes se seraient entendus sur deux points: une assemblée constituante pour une nouvelle constitution et une feuille de route pour le gouvernement qui sortirait de ces assises. Selon le secrétaire général du conseil des ministres Reynald Lubérice les négociations devraient reprendre d'ici la semaine prochaine. 

Jusqu'à date, les responsables de Mache Kontre, Bloc Démocratique et de Kinam ne se sont pas prononcés sur l'échec desdites négociations. 

 

Par D.O.C

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