Intervenant sur les ondes de Magik 9 vendredi 31 janvier, le commissaire du gouvernement a i près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me. Jacques Lafontant a déclaré que les mandats émis contre les responsables de de la Société Générale d'Énergie (SOGENER) et consorts demeurent debout en dépit du fait qu'un juge d'instruction est déjà saisi du dossier. Une déclaration qui interpelle le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) qui considère celle-ci comme un excès de zèle.
« La déclaration du commissaire du gouvernement est un acte arbitraire, parce que les mandats tombent une fois le cabinet d'instruction se saisit du dossier », a déclaré le directeur exécutif du RNDDH Pierre Espérance arguant que le commissaire du gouvernement est le chef de la poursuite et par conséquent ne peut pas légalement faire office de juge d'institutions.
«De tels actes prouvent que le pouvoir en place n'a aucun respect pour les institutions alors qu'il a la charge d'en assurer la bonne marche de ces dernières», a poursuivi Pierre Esperance.
Pour le défenseur des droits humains la poursuite des responsables de la Société Générale d'Énergie (SOGENER), accusés de surfacturations, faux et usages de faux, association malfaiteurs et enrichissement illicite, est une forme d'instrumentation de la justice par le pouvoir en place.
Kervens Adam PAUL
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