PubGazetteHaiti202005

Élections: AYITI TRANSFÒME préoccupé par les reports répétés et demande un calendrier ferme

Le groupement politique AYITI TRANSFÒME

Le groupement politique AYITI TRANSFÒME monte au créneau contre les reports successifs du calendrier électoral. Il l'a fait savoir le 6 octobre 2026, dans une note de presse. Selon la structure qui a inscrit Jocelerme Privert comme candidat à la présidence, ces retards prolongent la transition et fragilisent l'État haïtien.

Cette note porte la signature de Jean David Genesté, coordonnateur national, et de l'ingénieur Jean Dieudonné Lubin, secrétaire général du groupement. La note estime que le pays ne peut plus s'offrir de nouveaux délais. Après près d'une décennie de crise, la transition coûte de plus en plus cher à la Nation, sur les plans politique, économique et social. 

AYITI TRANSFÒME redoute donc que l'Exécutif et le Conseil électoral repoussent une nouvelle fois les échéances. Une telle décision irait, selon lui, à l'encontre des attentes de la population. Elle contredirait aussi les engagements publics du Premier ministre, qui a promis des élections avant la fin de l'année, soit le 13 décembre.

Par ailleurs, le groupement refuse de voir ces reports comme de simples incidents. Chaque échéance manquée sert de prétexte à la suivante, et la transition s'installe peu à peu comme une façon ordinaire de gouverner. AYITI TRANSFÒME ne veut pas que le provisoire devienne la règle.

De plus, l'organisation décrit les conséquences concrètes d'une transition qui s'éternise. L'autorité de l'État s'affaiblit et les institutions perdent leur substance. Les groupes armés, eux, occupent les espaces que l'État abandonne. L'économie s'essouffle, les investisseurs se détournent du pays et les jeunes prennent le chemin de l'exil. La confiance des citoyens et celle des partenaires d'Haïti s'épuisent également.

Le groupement parle d'un risque réel de voir Haïti devenir un État failli. Il ne s'agit plus, dit-il, d'une simple hypothèse. Il en voit déjà les signes dans la paralysie de pans entiers de l'administration, dans le contrôle de certains territoires par des groupes armés et dans le déplacement forcé de milliers de familles. Prolonger la transition, c'est donc prolonger la vulnérabilité du pays et, à terme, menacer sa souveraineté.

Ainsi, AYITI TRANSFÒME affirme que l'élection n'est plus une simple promesse destinée à gagner du temps. Elle représente une exigence démocratique, une nécessité institutionnelle et une condition de survie de l'État. Le pays a besoin d'un pouvoir issu des urnes, capable de rompre avec le cycle des gouvernements de transition. Le groupement rappelle aussi qu'un engagement politique crée une responsabilité politique. Ceux qui ont accepté de conduire le pays vers les élections doivent donc aller jusqu'au bout.

Dans cette note, AYITI TRANSFÒME appelle le Conseil électoral à agir avec indépendance, transparence et responsabilité. Il demande à l'Exécutif de créer rapidement les conditions politiques, sécuritaires et administratives nécessaires à des élections crédibles, inclusives et acceptées par les différents acteurs. Le groupement exige enfin la publication immédiate d'un calendrier ferme, avec des étapes vérifiables. La population pourrait ainsi suivre l'exécution du processus et demander des comptes.

Le groupement invite en outre toutes les forces politiques et sociales attachées à la démocratie à rester mobilisées et vigilantes. Il juge dangereux de faire du retard électoral un moyen de conserver le pouvoir. Pour lui, les transitions sans terme ne produisent ni stabilité ni sécurité. Elles nourrissent la défiance, la contestation et la violence. « Le pays a besoin d'élections, de légitimité, d’institutions fortes », conclut la note.

Wideberlin Sénexant

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