PubGazetteHaiti202005

À cinq jours de la rentrée des classes, parents et marchands de Pétion-Ville peinent à joindre les deux bouts

Parents et marchands de Pétion-Ville peinent à joindre les deux bouts

À cinq jours de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le 7 septembre, plusieurs familles de Pétion-Ville disent éprouver des difficultés à réunir les moyens nécessaires pour préparer leurs enfants. Lors d’un micro-trottoir réalisé le mercredi 2 septembre 2026, des parents et des commerçants ont fait état du poids des dépenses scolaires et du ralentissement des activités économiques.

Dans plusieurs rues de la commune, des parents affirment ne pas disposer de ressources suffisantes pour acheter les livres, les cahiers, les uniformes et les chaussures nécessaires à leurs enfants.

« Nous demandons à l’État de nous accompagner, parce que si personne ne nous accompagne, nous ne savons pas quoi faire », a déclaré une personne interrogée.

Les petits commerçants sont également confrontés à une conjoncture difficile à l’approche de la rentrée. Certains vendeurs déplorent une baisse de leurs activités et estiment que la vente directe de livres et d’autres fournitures scolaires par certaines écoles réduit davantage leur clientèle. Ils appellent les autorités à prendre des dispositions susceptibles de favoriser les activités des petits commerçants.

Un vendeur de chaussures affirme, de son côté, que l’insécurité à Kenscoff a également des répercussions sur son commerce. Selon lui, des clients qui avaient l’habitude de se rendre à Pétion-Ville pour effectuer leurs achats ne peuvent plus se déplacer comme auparavant en raison de la situation sécuritaire.

« Ce qui s’est passé à Kenscoff a un gros impact sur les ventes. Les gens avaient l’habitude de descendre pour venir acheter, mais maintenant, ils ne peuvent plus venir », a-t-il expliqué.

À quelques jours de la reprise des activités scolaires, les commerçants interrogés appellent l’État à prendre ses responsabilités afin d’accompagner les familles et de créer de meilleures conditions pour les petits marchands.

« Nous demandons à l’État de faire en sorte que les mamans et les papas puissent vivre dans le pays », a déclaré le vendeur.

Pour ces habitants de Pétion-Ville, la rentrée scolaire constitue ainsi un défi supplémentaire dans un contexte marqué par les difficultés économiques et l’insécurité. Entre les dépenses nécessaires à la scolarisation des enfants et la faiblesse des activités commerciales, parents et marchands espèrent une amélioration de la situation leur permettant de faire face à cette période traditionnellement exigeante pour les ménages.

Arnold Junior Pierre

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