Le ministre des Affaires Sociales et du Travail (MAST) Marc-Elie Nelson, accompagné du directeur général du Fonds d’Assistance Économique et Sociale ( FAES), Kesner Romilus, a distribué le jeudi 12 mars 2026 des kits alimentaires et sanitaires à 4 800 personnes déplacées au site Sans Frontières, à Delmas, selon un communiqué de la Primature.
Le ministre des Affaires sociales et du Travail, Marc-Elie Nelson, accompagné du directeur général du Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES), Kesner Romilus, a effectué ce jeudi 12 mars 2026 une visite au site Sans Frontières, situé à Delmas 33, sur instruction du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Au cours de cette mission, des kits alimentaires et sanitaires ont été distribués à 4 800 personnes déplacées, représentant 1 540 chefs de famille.
À travers cette initiative, les autorités entendent réaffirmer la solidarité du gouvernement envers les victimes des déplacements forcés.
« Avoir accès à un plat chaud par jour est un droit fondamental inhérent à la dignité humaine », a déclaré le ministre Marc-Elie Nelson, soulignant l’importance de garantir une protection sociale minimale à chaque citoyenne et citoyen, en particulier aux personnes déplacées.
Selon les autorités, ces familles vivent dans ces sites depuis mars 2025. Le ministre Nelson a mis en avant l’engagement du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à rétablir l’autorité de l’État de droit sur l’ensemble du territoire national, afin de permettre aux citoyens de vivre dans la sécurité, la stabilité et la sérénité.
Le gouvernement a par ailleurs annoncé la poursuite d’une série de visites dans plusieurs sites de la région métropolitaine. Ces visites seront accompagnées de mesures concrètes d’assistance et d’accompagnement en faveur des personnes déplacées.
D’après la Primature, ces démarches s’inscrivent dans la volonté du gouvernement de rester à l’écoute des réalités vécues par les personnes déplacées internes (PDI) et de mieux évaluer leurs conditions de vie afin de renforcer la coordination des actions publiques en matière d’accompagnement social et humanitaire.
Selon les dernières données publiées le 24 février 2026 par l’Organisation internationale pour les migrations, le nombre de personnes ayant fui leur domicile en raison des violences des gangs en Haïti dépasse désormais 1,4 million.
Le département de l’Artibonite enregistre la plus forte proportion de déplacés, avec 23 % du total national, selon ce rapport.
Depuis la fin de l’année 2024, dans le cadre de la neuvième édition du suivi des déplacements, le nombre total de personnes déplacées a augmenté de 39 % à l’échelle nationale. Les hausses les plus importantes ont été observées dans le Centre (+140 %), le Grand Nord (+98 %) et l’Artibonite (+77 %).
Selon l’OIM, près de 44 % des personnes déplacées sont concentrées dans seulement 10 municipalités sur 140, illustrant une forte densité dans certaines zones. La répartition géographique montre également que 20 % des déplacés se trouvent dans la capitale, tandis que 80 % résident en province.
La majorité des déplacés, soit 85 %, vivent hors des sites d’accueil, contre 15 % dans des sites officiels. Toutefois, 68 % des personnes déplacées internes hébergées dans des sites d’accueil se trouvent dans la capitale, contre seulement 2 % dans les provinces.
À l’échelle nationale, 229 sites d’accueil spontanés ont été recensés : 95 dans la capitale (41 %) et 134 dans les provinces (59 %). Malgré ce nombre plus élevé de sites en province, la capitale accueille 197 440 personnes déplacées, soit une moyenne de 2 078 personnes par site, contre 20 004 personnes réparties sur 134 sites en province, soit une moyenne de 149 personnes par site.
Alors que le gouvernement intensifie les visites et les distributions de kits d’assistance, ces familles attendent avec impatience le moment de pouvoir regagner leurs foyers, certains ayant fui leur maison depuis plus de cinq ans à cause des violences des gangs armés.
Par: Daniella Saint-Louis
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