Dans une conférence de presse conjointe donnée ce lundi 6 avril 2020, quatre syndicats des employés du secteur textile à savoir la Confédération des Travailleurs et Travailleuses du Secteur Public et Privé (CTSP), la Confédération des Travailleurs Haïtiens (CTH), la Centrale Nationale des Ouvriers Haïtien (CNOHA) et le comité Intersyndical “Premye me/Batay ouvriye (ESPM-BO) ont levé la voix pour dénoncer les patrons de certaines industries textiles qui ont recouvert leurs portes sans prendre en compte le risque pour les employés d'être contaminés et de contaminer d'autres personnes.
En effet après la découverte officielle de deux premiers cas de contamination due au Covid-19 dans le pays le 19 mars 2020 dernier et le décret de l'état d'urgence sanitaire sur l'étendue du territoire national, un arrêté avait interdit le fonctionnement de certaines institutions dont les usines textiles.
Après plusieurs réunions entre les membres du gouvernement et les représentants du secteur textile, le gouvernement avait donné la permission à certaines usines textiles de recommencer à fonctionner dans le pays dans l'unique but de confectionner des blouses et des masques pour le personnel médical et la population, mais ces dernières ne confectionneraient ni des blouses ni des masques mais ils continuenaient à confectionner des maillots qui seront exportés vers les USA, a dénoncé le coordonnateur de la Centrale National des Ouvriers Haïtien (CNOHA), Dominique Saint Eloïs qui considère la question de la confection de masques comme un prétexte pour les patrons de réouvrir leurs usines.
Dominique Saint Eloïs a également fait savoir que le principe de la distanciation sociale n'est pas respecté dans les usines et que les mesures d'hygiène observées laissent à désirer.
Les représentants des syndicats ont fait savoir par ailleurs que les usines fonctionnent avec un personnel réduit mais ce sont les patrons qui choisissent les personnes qui doivent travailler. Selon eux les patrons cherchaient par cette démarche, à exclure les représentants des syndicats pour que ces derniers n’aient pas à dénoncer les dérives, et les exploitations que subissent les employés.
Ils dénoncent aussi une campagne de répression des patrons, qui choisissent de révoquer de manière arbitraire les employés membres des syndicats.
Gazette Haiti a tenté vainement d'entrer en contact avec le responsable de l'Association des Industries d'Haïti(ADIH) Georges B. Sassine pour avoir sa version des faits.
Malgré de multiples tentatives le journal n’a toujours pas reçu l’autorisation pour visiter ces usines.
Kervens Adam PAUL
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