La guerre froide entre le président du conseil présidentiel de transition Fritz A. Jean et le premier ministre Alix D. Fils-Aimé est désormais officiellement ouverte. Dans une lettre qui a fuité dans certains médias plusieurs heures avant d'être acheminée au bureau du chef de la Primature, le coordonnateur du CPT demande au chef du gouvernement des explications sur des contrats passés entre l’Etat haïtien et certaines compagnies ou institutions. Cependant, un des contrats dénoncés serait signé par Fritz À. Jean lui-même.
Le journal est allé à la source. Tout d'abord, selon des documents disponibles, le contrat passé entre l'APN et le CPS pour une durée de 27 ans a été signé depuis 2023 sous Ariel Henry et non par l'actuel premier ministre. Quant à celui concernant la sécurité, il serait signé par Fritz Alphonse Jean lui-même, actuel président du CPT et le premier ministre Fils-Aimé.
Pour le contrat relatif au système de production des passeports, notre source proche de la primature nous informe qu' « effectivement le système en place mérite d'étre mis a jour vu sa vétusté » mais aucun contrat n'aurait encore été signé. La primature après évaluation voudrait changer le système parce qu'il ne serait pas fiable. Et c'est qui, selon le même contact, serait entre autres à l'origine de l’interdiction d'entrée des Haïtiens aux USA, tandis que Fritz Jean voudrait garder le contrat. L'économiste serait très proche des responsables de la compagnie qui gère l'actuel système, nous a fait savoir une autre source qui veut garder l'anonymat.
Selon des informations dont dispose notre rédaction, il s’agirait d’une lutte au plus haut sommet de l’exécutif visant l’obtention de contrats et la protection de certains intérêts économiques. La défense des intérèts de la population n'a rien à y voir.
Selon une source proche du gouvernement, la situation se serait détériorée entre les deux chefs de l’exécutif depuis le refus du patron du patron de la primature de participer à un conseil des ministres sans le quorum pour prendre le décret référendaire. Trois conseillers avaient à cette époque conditionné leur participation au conseil. Lors de cette réunion avortée, le président du CPT Fritz A. Jean aurait clairement annoncé au premier ministre qu'il allait lui livrer « une guerre sans merci. »
Le 7 Août prochain, le mandat de Fritz Jean à la tête du CPT prendra fin. Viendra le tour du conseiller-président Laurent Saint Cyr lui représentant du secteur privé au sein du CPT.
Par Gazette Haïti News
- Log in to post comments


