Dans une correspondance adressée au ministre des travaux publics, du transport et de la communication, Rosemond Pradel, le 14 février 2022, Pascal Adrien et Herns Mesamours, deux originaires du Cap-Haïtien ont plaidé en faveur de la mise en service de la centrale électrique Sainte-Philomène afin que le département du Nord et la ville du Cap-Haïtien en particulier soit alimenté, écrivent-ils, en électricité.
Dans cette correspondance, Pascal Adrien, coordonnateur politique du Mouvement National pour la Transparence-TOUTOUNI et Herns Mesamour, ancien consul et responsable des Affaires Touristiques au consulat d’Haïti à Orlando, qui indiquent au ministre du TPTC, Rosemond Pradel que « sa double casquette d'homme politique et de technicien lui astreint à des résultats » lui font la demande de « rendre opérationnelle la centrale électrique de Sainte-Philomène au bénéfice des habitants du département du Nord ».
« La problématique de l'insécurité est éminemment nationale, elle ne saurait faire l'objet d'aucun traitement empreint de partisannerie politique. Du lieu de votre sens de service public, vous savez pertinemment que l'électricité est d'abord un bien commun. Sur cette base, nous sollicitons de vous toutes les démarches indispensables à la mise en service de la centrale l'électricité de Sainte-Philomène au profit de nos compatriotes de la ville du Cap-Haïtien en particulier et du département du Nord en général », peut-on lire dans cette lettre.
Les deux natifs du Cap-Haïtien en ont profité pour dresser un tableau critique de la situation au ministre Rosemond Pradel tout en soulignant pour lui que « la centrale installée avec les efforts de Jovenel Moïse est d'une capacité de production de 10,8 MW, capable d'alimenter différentes communes du département du Nord en énergie électrique ».
Selon Pascal Adrien et Herns Mesamours, « le Nord ne peut pas être approvisionné en énergie électrique en raison d'un simple problème de suivi ». « Avec les coupures drastiques d'électricité ou encore le "black-out" quasi généralisé, ce sont des milliers de ménages et de nombreuses entreprises privées qui en font douloureusement les frais avec des conséquences fâcheuses tant sur l'économie de la région que sur le climat sécuritaire de certaines communes », déplorent les deux Capois qui disent attendre une suite favorable et célère de la part du ministre à leur demande.
Par Juhakenson Blaise
- Log in to post comments


