Interviewé par la radio Metropole le lundi 14 février 2022, le directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) Pierre Esperance a invité le premier ministre Ariel Henry à rendre publiques ses conversations téléphoniques avant, pendant, et quelques minutes après l’assassinat de Jovenel Moise. Mr Esperance persiste et signe: le Chef du gouvernement a parlé à Joseph Felix Badio, l’un des principaux suspects de l’assassinat, sur ses deux téléphones.
En conférence de presse vendredi dernier, le Premier ministre Ariel Henry, pour clamer son innocence, a avancé que toutes ses conversations téléphoniques étaient enregistrées. « Ariel Henry cherche une porte de sortie. Il cherche à se laver », réagit Pierre Espérance sur Radio Métropole après les déclarations du patron de la primature, indiquant que « ce sont les autorités gouvernementales qui ont aidé Mario Antonio Palacios à s’enfuir ».
« Ils (membres du gouvernement) n’ont jamais su que Palacios était en contact avec le FBI », dit-il rejetant d'un revers de main les informations faisant croire que c’est le gouvernement qui a permis au gouvernement américain de prendre en main le dossier Jovenel Moïse.
« Les Américains ont pris d’assaut le dossier de Jovenel Moise. Ils ont vu qu’en Haïti l’enquête traînait », explique Mr Esperance précisant qu’en Haïti, la vie humaine est banalisée. « Il faut se poser la question où sont les dirigeants qui jouissent d’un ensemble de privilèges », lance Mr Esperance qui fait montre de son pessimisme quant à l’aboutissement de ce dossier.
Dans une interview accordée au journal américain Miami Hérald, le premier ministre Ariel Henry a assuré qu’il n’avait aucun problème à l’idée de remettre les suspects dans l’assassinat de Jovenel Moise à la justice américaine. Dans la foulée, il a conseillé à Joseph Felix Badio, principalement suspect dans cette affaire, de se rendre à la police.
Par : Daniel Zéphyr
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