Face à la cherté de la vie, plusieurs centaines d'ouvriers du Parc Industriel SONAPI ont manifesté dans les rues de la capitale pour exiger l'augmentation du salaire minimum. Ce jeudi, ils étaient à leur deuxième journée de protestation. Ils réclament de bonnes conditions de travail et à ce que le salaire minimum soit passé à 1500 gourdes. Une initiative saluée par les responsables de l'organisation KONBIT qui appellent les autres organisations citoyennes à se tenir aux côtés des ouvriers dans leur lutte.
A travers une note publiée le 9 février 2022, KONBIT, organisation politique, syndicale et populaire, informe avoir pris position du côté des ouvriers de la SONAPI qui demandent pour que le salaire minimum soit augmenté.
« KONBIT salue le courage des ouvriers qui ont foulé le macadam pou demander un salaire minimum de 1500 gourdes et de meilleures conditions de travail », a écrit l'organisation qui dénonce au passage la répression de la police contre les ouvriers manifestants qui exigent, souligne-t-elle, un salaire qui n'équivaut même pas à deux dollars l'heure.
« Plusieurs ouvriers et ouvrières en sont sortis blessés. leurs vêtements déchirés. Les femmes enceintes, elles également, n'étaient pas épargnées des répressions du pouvoir PHTK, 3e version, PHTK-Fusion-SDP ». Les informations font croire qu'il y a des ouvriers qui se retrouvent dans des situations très graves, déplore KONBIT dans cette note signée par Josué Mérilien, Olriche Jean Pierre et Guy Numa.
La structure qui s'en prend au pouvoir en place affirme avoir constaté que « ce pouvoir a efficacement mis la police nationale en alerte contre le peuple pendant qu'il continue de se pactiser et de laisser du champ libre aux gangs ».
De ce fait, KONBIT demande à toutes les organisations de citoyennes et citoyens conséquents à apporter leur soutien « aux ouvriers qui continuent de lutter pour de bonnes conditions de travail et un salaire minimum de 1500 gourdes ». « Pour cette raison, il faut être présent dans toutes les mobilisations entreprises par les ouvriers qui cherchent à s'extirper de l'esclavage moderme du capitalisme », conclut la note.
Pour la deuxième fois consécutive, tôt dans la journée du 10 février, les agents de l'ordre ont dû intervenir brutalement pour mater le mouvement des ouvriers. Les manifestants ont dénoncé les policiers qui, disent-ils, les empêchent de défendre leur droit. Ils condamnent l'usage abusif du gaz lacrymogène par les agents. Plusieurs ouvriers en sont sortis blessés et d'autres ont été transportés à l'hôpital, témoignent des manifestants. Parallèlement, le Conseil Supérieur des Salaires (CSS) qui tente de calmer la situation promet, hier, une augmentation du salaire minimum et de soumettre pour bientôt un rapport sur le salaire minimum au gouvernement haïtien.
Par: Juhakenson Blaise
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