Les ouvriers du secteur du sous-traitant ont été encore dans les rues ce jeudi 10 février 2022, pour une deuxième journée consécutive de protestation pour exiger l’augmentation du salaire minimum à 1500 gourdes. Et une fois de plus, les agents des forces de l’ordre ont brutalement dispersé cette manifestation.
Ils étaient plusieurs milliers d’ouvriers du secteur du sous-traitant à gagner les rues ce jeudi 10 février 2022, pour continuer de réclamer de meilleures conditions de travail et l’augmentation, à 1500 gourdes, du salaire minimum, alors fixé à 500 gourdes depuis 2019.
Après la journée de protestation de mercredi, ce jeudi ils étaient encore dans les rues avec encore plus de motivation pour exprimer leur ras-le-bol face à l’augmentation accélérée du coût de la vie alors que le salaire minimum n’a pas été révisé à la hausse depuis près de 3 ans. Les protestataires en colère, ont érigé des barricades enflammées sur le Boulevard Toussaint Louverture; ce qui a paralysé la circulation automobile sur cet axe routier.
« Nous sommes dans la misère, avec 500 gourdes, nous ne pouvons pas subvenir aux besoins de nos familles, voilà pourquoi nous demandons l’augmentation du salaire minimum à 1500 gourdes », a lâché un protestataire frôlant la cinquantaine, qui a décidé de garder l’anonymat.
Comme pour la première journée de mobilisation, cette deuxième journée à été brutalement dispersée par les agents de la police nationale à coup de gaz lacrymogène provoquant un mouvement de panique parmi les protestataires qui couraient dans toutes les directions.
Après la dispersion de la foule de manifestants par les forces de l’ordre, le syndicaliste Télémaque Pierre, porte-parole de la Plasit-Bo (Platfom sendikal izin tekstil-Batay ouvriye), présent sur le parcours, a fustigé le comportement des policiers, qu’il considère comme une violation de leur droit à manifester. Cette deuxième journée de mobilisation est selon lui une réussite car « les usines n’ont pas pu fonctionner ».
Le syndicaliste a également fait savoir qu’ils poursuivraient avec cette série de manifestations jusqu’à la satisfaction de leur revendication: « l’augmentation du salaire minimum à 1500 gourdes et des avantages sociaux ».
Par: Kervens Adam PAUL
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